Hey, pour une fois je n’ai aucun retour à faire sur le précédent article… Victoire. Je n’ai pas oublié (enfin si, j’ai souvent oublié mais j’y ai repensé aussi) que je veux vous mettre une photo des grottes de vers luisants de Waitomo (article « Rotorua »), mais pour l’instant les gens à qui j’ai demandé n’en avaient pas.

 

Donc, samedi dernier, 17 février, après avoir posté mon article (dans le rush comme d’habitude), j’ai retrouvé Derek, le garçon originaire des Etats-Unis que j’avais rencontré à Auckland. Il travaille à Marlborough, pas loin de Nelson, qui se trouve être la plus importante région vinicole de Nouvelle-Zélande, connue essentiellement pour son Sauvignon blanc comme ils en produisent beaucoup dans le pays (et oui, j’ai rencontré un américain vrai amateur de bon vin, comme quoi tout arrive !) Nous sommes allés dans le centre de Nelson, que je trouve définitivement bien sympathique, dans un café original qui sert différentes sortes de cafés améliorés : nous en avons pris au gingembre et à la cardamome, c’était inattendu mais on a trouvé ça bon.

 

Ensuite, il m’a accompagné à mon arrêt de bus et me revoilà partie avec Stray, direction le parc national d’Abel Tasman où je prévoyais de passer trois nuits afin d’en profiter pour deux journées complètes. Ce dernier est très réputé en Nouvelle-Zélande, bien qu’il soit le plus petit du pays : pour une fois qu’il y a un endroit dans le monde où ils ne se vantent pas d’avoir la plus grosse… Pardon pour cette expression triviale, j’ai pas pu m’en empêcher…

 

Comme je vous le disais dans mon précédent article, le parc est nommé ainsi en l’honneur de l’explorateur néerlandais Abel Tasman qui, en 1642, fut le premier européen à voir la Nouvelle-Zélande. Il se situe au nord-ouest de l’île du sud et a été fondé en 1942, pour les 300 ans de la découverte d’Abel Tasman donc.

 

A notre arrivée le soir, un repas commun nous était proposé, composé de moules en entrée et de fajitas au poulet en plat principal. Une fois de plus, les moules étaient un délice absolu, la sauce était fantastique et, une fois de plus aussi, elles étaient énormes. En Nouvelle-Zélande, il est en outre fréquent que durant les repas, nous soit proposé du pain à l’ail et je dois dire que je ne suis pas loin de développer une addiction à ce truc.

 

Mon autre addiction, déjà bien établie celle-là, vient de mon amie Alix (oui, je dénonce), qui m’a gentiment conseillé d’aller acheter des Timtam’s au rayon des biscuits… C’est bourré de chocolat et de croquants, c’est irrésistible et, en effet, tout le monde adore ça ici… Les essayer, c’est les adopter !

 

Mais je digresse… Revenons-en à nos kiwis.

 

Le lendemain, dimanche 18 février, je voulais absolument refaire du kayak : j’avais lu sur internet qu’explorer ce parc en kayak était une bonne idée, attendu qu’il se compose de plusieurs petites îles et de lagons d’eaux turquoise. Pour ne rien gâcher, il faisait un temps exceptionnel. Par ailleurs, mon chauffeur Stray m’avait dit que si je voulais le faire, il fallait que ce soit ce jour-là car ensuite, une tempête arrivait. Je vous en reparlerai plus loin, de cette tempête mais notez tout de même ma phrase préférée de ces deux jours : « the storm is coming » (toute référence à une saga bien connue n’est absolument pas fortuite, évidemment…)

 

Bref, donc dimanche matin, j’ai attendu avec les autres gens de mon groupe qui voulaient kayaker. Ce que je n’avais pas compris (parce que je n’étais pas là au moment des explications du chauffeur), c’est qu’avant le kayak il y avait une marche de 3H… Dans l’absolu j’aurais trouvé ça génial, sauf que je n’étais pas du tout équipée, je n’étais venue qu’avec des sandales… Bon, je me suis dit que tant pis, je n’ai plus qu’à prier pour que ce ne soit pas une marche difficile… A ce moment-là, un Monsieur de l’organisation vient et me dit que, peut-être, ce sera compliqué pour moi : pas spécifiquement à cause de mes sandales mais parce que c’est une marche à faire dans un temps limité de 3H, sans quoi on manque le kayak pour le retour et que, tenir le délai n’est pas si simple.

 

Moi, comme pour le Tongariro, les marches en un temps limité, ça me stresse et donc, je n’en profite pas autant. Par conséquent, j’ai été absolument ravie de l’alternative qu’ils me proposaient : intégrer un autre groupe, n’ayant rien à voir avec Stray, qui partait sur des kayaks pour la journée.

 

J’ai donc fait la connaissance de six personnes : une mère et sa fille originaires des Etats-Unis, ainsi qu’une famille originaire d’Angleterre mais dont certains vivent à Wellington et qui se retrouvaient le temps d’un voyage ensemble. Formidable, que des anglophones !

 

J’ai également fait la connaissance de Roy, le guide, qui passera la journée avec moi sur le kayak. En entendant mon prénom, ce dernier me demande si ça s’orthographie bien : P E R R I N E ? Là, vous imaginez ma surprise, étant donné qu’ici je dois répéter mon prénom plutôt trois fois qu’une, de préférence avec l’accent le plus anglophone possible… Lorsque je lui fais part de ma surprise, Roy m’explique que je porte le même prénom que Perrine Moncrieff, une ornithologue et conservationniste particulièrement reconnue dans le coin d’Abel Tasman, car elle est celle qui a permis la création du parc national en travaillant à la reconnaissance de ses terres et en écrivant aux Pays-Bas pour demander l’autorisation de le nommer ainsi. Incroyable ! Du coup, entre temps, je me suis un peu renseignée et j’ai découvert une femme qui a beaucoup œuvré pour la protection de l’environnement et des oiseaux.

 

En ce beau matin de février, donc, nos petites embarcations de kayaks sont parties sur la mer Tasman, direction tout d’abord une petite île répondant au doux nom de « Fisherman Island » où l’idée était de s’arrêter pour une pause-café, préparé par Roy, après avoir ramé une bonne heure. Comme nous étions en plein dans la marée montante, il n’y avait qu’une toute petite zone pour accoster et pour nous poser, c’était absolument charmant comme endroit.

 

Fisherman_island

 

Ensuite, retour dans le kayak pour une autre heure, direction une plage pour le déjeuner.

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Admirez ici la beauté des paysages qui nous entouraient et sachez que, durant cette magnifique journée, je savourais chaque seconde, goûtant à fond le plaisir d’être là et d’avoir la chance de vivre ça. C’était extraordinaire.

 

Paysage_1

Paysage_2

Paysage_3

 

Nous avons passé une première plage qui était pleine de kayaks, si bien qu’il ne restait presque plus de place et nous avons poussé un peu plus loin afin de trouver un endroit plus tranquille.

 

Une fois arrivé, Roy a eu une montée d’angoisse en constatant qu’il avait oublié de prendre un pique-nique supplémentaire pour moi (car c’était normalement inclus pour les gens qui participaient à cette sortie) mais pas de panique, je n’étais pas censée être avec eux à la base et j’avais emmené mon propre déjeuner. Lequel a bien fait rire Roy lorsqu’il a vu mes sandwichs jambon-fromage, parce que c’est « tellement français » et que ça lui rappelait ses vacances en Nouvelle-Calédonie où il avait mangé ça durant une semaine apparemment…

 

Au risque de me répéter, ce pique-nique et ce moment de détente ensemble sur la plage était un vrai bonheur. Je vous mets deux photos car la seconde est un panorama et que je ne sais pas si le blog l’acceptera.

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Plage_d_jeuner_panorama

 

Après le déjeuner, le programme consistait à kayaker jusqu’à Adele Island, pour voir… Des phoques ! Les gens, j’ai entendu les phoques, ils étaient tout prêts de nous, c’était fou !

 

Il faisait beau, il faisait chaud, l’eau était belle, les phoques se prélassaient sur les rochers et les oiseaux chantaient leur douce mélodie… Je ne vois pas bien ce que j’aurais pu demander de plus pour être totalement en extase. Voici trois photos, l’une de la vue en se rendant à Adele Island, la deuxième d’un phoque et la troisième d’une mouette.

 

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Phoque

Mouette

 

Et voici une très courte vidéo en prime, histoire de rajouter du son sur l’image, ça permettra à tout le monde mais surtout à mes quelques amis aveugles d’en profiter un peu.

 

 


 

Après ça, direction le retour car mes compagnons de kayak dormaient à Nelson et avaient donc un bus à attraper. Moi, à ce stade, je n’avais qu’une envie pour que mon bonheur soit parfait, c’était d’aller me baigner. Je pensais que je n’aurai pas le temps de le faire et ça n’était pas grave du tout mais finalement, constatant que notre guide s’occupait des autres pour qu’ils aient leur bus une fois que nous étions revenus à destination, j’ai demandé si je pouvais en profiter pour aller dans l’eau… Et la réponse était oui !

 

J’ai donc passés dix minutes dans une eau bien chaude et bien relaxante (quoi que pas profonde du tout) jusqu’à ce que Roy vienne me chercher. Nous avons pris un minibus pour rentrer au club de kayak, je me suis prélassé encore un instant sur un banc au soleil puis j’ai dit au revoir à Roy, en lui répétant à peu près cent fois combien c’était chouette. Il était absolument adorable et s’est investi à fond avec moi, rendant cette journée inoubliable.

 

Pour retourner à l’auberge, j’ai retrouvé le chauffeur de navette qui nous avait amené le matin, lui aussi très sympathique et amoureux de ce parc national.

 

L’auberge où nous séjournions avec Stray était très agréable, dans la nature sans aucune connexion réseau (et parfois, ça fait du bien de couper vraiment). Nous avions la possibilité de dormir dans une yourte, ce que j’ai demandé à faire parce que je trouvais ça vraiment cool… Je trouve ça marrant, de dormir dans une tente mais avec un vrai lit ! Il faisait un peu froid la nuit mais j’ai beaucoup aimé.

 

Dans cette auberge, il y avait des hamacs donc, pour finir cette journée de rêve, je suis allée lézarder sur l’un d’eux, un livre audio dans les oreilles… Là, je me suis dit que je tenais ma définition du paradis et je me suis endormie, si bien que mes camarades ont dû me chercher et me réveiller parce qu’à 19H, il y avait une dégustation de vin pour laquelle je m’étais inscrite.

 

Bon, le vin était servi dans des gobelets en plastique, sans aucun standing mais vue les quantités qu’on nous servait et le prix dérisoire, il ne fallait pas en demander davantage et c’était un très chouette moment.

 

Le lendemain, lundi 19 février, j’avais envie d’aller marcher parce que, être dans un parc national sans s’y promener, c’est quand même dommage. C’est pour ça que j’avais prévu de rester plus longtemps que la seule journée prévue par Stray, pour faire du kayak et de la marche.

 

Comme à chaque fois qu’il s’agit de marcher, la question était de savoir si j’allais trouver quelqu’un pour venir avec moi… Mais à la table du petit déjeuner, j’ai eu le flash qu’il me fallait : je me souvenais que, parmi les activités proposées, il y avait la possibilité de prendre un bateau-taxi à 10H pour ensuite faire la balade retour. Ceci me garantissait donc de pouvoir joindre un groupe. Comme il y a des groupes Stray qui arrivent presque tous les jours dans cette auberge (et un nouveau groupe était arrivé la veille), j’étais sûre que cette activité se déroulerait. Et, dans la série « je rencontre toujours les bonnes personnes au bon moment », à la table du petit déjeuner j’ai justement fait la connaissance de Michael, un anglais qui avait prévu cette balade.

 

Finalement, heureusement vraiment que Michael était là et qu’il a bien voulu marcher avec moi car il n’y avait pas vraiment de groupe… Il n’y avait que Michael et un couple pas sympa…

 

Cette marche, il s’agit d’une randonnée qui s’appelle « Abel Tasman Coast Track », qui longe la Côte sur 55KM. Mais on n’est pas obligé de faire l’ensemble de la rando, d’où les bateaux-taxi qui assurent la navette et nous déposent à différents points du parcours. C’est donc ce que nous avons fait et le bateau-taxi nous a déposé sur une plage où le chemin à parcourir pour rentrer était de 12,5KM.

 

Voici deux photos de la vue depuis le bateau-taxi, la seconde est un rocher fendu du nom de « Split Apple Rock ». Il y a des légendes qui expliquent son origine mais j’avoue que je ne les connais pas et je n’ai pas encore eu le temps de chercher.

 

Vue_du_bateau_taxi

Rocher_fendu

 

Et voici deux photos de la plage où le bateau-taxi nous a déposé pour démarrer la marche.

 

Vue_de_la_plage_1

Vue_de_la_plage_2

 

Le sentier à suivre est très facile, c’est vraiment une rando sans aucune difficulté, où vous n’avez qu’à avancer et profiter du paysage. En plus, nous sommes la plupart du temps à l’ombre des arbres. Le chemin longe donc la côte et serpente au milieu des fougères : je ne vous l’ai pas encore dit mais la fougère est le symbole de la Nouvelle-Zélande. Il y a plusieurs petits cours d’eau avec des ponts à enjamber et, une fois de plus, l’endroit est charmant. Voici plusieurs photos du paysage au fil de notre progression dont la dernière, où il paraît que l’on voit bien l’eau turquoise.

 

Abel_Tasman_Coast_Track_1

Abel_Tasman_Coast_Track_2

Abel_Tasman_Coast_Track_3

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Abel_Tasman_Coast_Track_5

 

Après un pique-nique de rigueur, nous avons continué notre chemin et nous avons eu le plaisir de trouver sur notre route un curieux oiseau, dont nous ignorions totalement le nom. Il ne semblait pas du tout effrayé par notre présence et par le fait que nous le bombardions de photos. Le soir, à l’auberge, je suis allée à la réception avec une photo pour demander ce que c’était et réponse : c’est un Weka ! Ça ressemble à un kiwi, mais ce n’est pas un kiwi : c’est brun et, tout comme le kiwi, il ne peut pas voler, tout juste sauter.

 

Voici une photo : chronologiquement sur notre parcours, il est entre les photos 4 et 5 de la précédente salve.

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Sur notre route, j'ai également eu la surprise de croiser la famille qui avait fait du kayak avec moi la veille et qui faisait le chemin dans l'autre sens, c'était inattendu et très chouette de les revoir !

 

Une fois de retour vers 15H30, la fin de ma journée a consisté en simplement profiter de la quiétude de l’endroit en ne faisant rien du tout. Là, j’étais avec Sonia, une française qui m’a bien aidé pour trier les photos de ces deux jours.

 

Pour ma nuit, en prévision de la tempête qui arrivait, j’ai dû quitter ma yourte pour un vrai dortoir bien au chaud.

 

Et elle a fini par arriver, cette tempête dont on parlait depuis notre arrivée !

 

Le mardi 20 février, nous nous sommes réveillés au son de la pluie et du vent. Et dire que j’avais voulu modifier parfois mes dates de voyage (pour arriver un jour plus tard à Abel Tasman ou y rester plus longtemps) mais finalement, une fois de plus, j’ai eu une chance insolente et j’ai eu deux journées absolument magnifiques. Ça se détériorait au moment où je partais et, malheureusement, les personnes arrivées après nous ont dû évacuer et n’ont pas pu profiter du parc car tout était complètement inondé…

 

Ca m'a rendu sincèrement triste pour eux car pour ma part, cet endroit est définitivement l’un de mes favoris de Nouvelle-Zélande, un des premiers endroits au monde où j’aurais envie d’emmener les gens que j’aime pour leur montrer.

 

En ce mardi 20 février, nous avons donc repris le bus en direction de Westport. Nous avons craint que les routes ne soient fermées mais, là encore, nous sommes arrivés juste avant le plus gros de la tempête.

 

Westport est une ville de la côte ouest, où l’on peut faire du surf mais là, vous pensez bien que l’on n’a rien fait du tout. On aurait certainement pu se balader et voir de belles plages, mais on est sagement resté à l’intérieur, à manger des tartines et boire du thé, en compagnie de Sonia et de Pauline (oui je sais, des françaises, mais parfois quand même, ça fait du bien de dire des bêtises qu’on ne peut dire que dans sa langue et Dieu sait que j’adore dire des bêtises).

 

Alors que j’en étais à la phase « je larve sur mon lit », j’ai eu la surprise de recevoir à trois reprises, sur mon téléphone français, une alerte des services d’urgence néo-zélandais qui me disaient que le stade d’urgence maximal a été déclenché dans la région où on se trouve et qu’il faut se mettre à l’abri… Sur le coup, ça m’a vraiment étonné mais après tout, on est géo-localisé partout !

 

Je tiens à dire aussi que les néo-zélandais font face aux conditions météorologiques avec un calme dont on devrait prendre de la graine. Chez nous, l’annonce d’une tempête aurait sans nul doute jeté tout le monde dans les supermarchés, des fois qu’on soit rationné pour les deux prochains mois ! J'ai le sentiment qu'ici, ils considèrent vraiment que c'est la nature, c'est normal, il faut juste faire avec et attendre que ça passe.

 

Le lendemain, mercredi 21 février, la météo était bizarre. Oui, je sais, la météo est connue pour être le sujet le plus banal de l’univers mais après tout, c’est un sujet d’étude alors, il faut quand même que je vous raconte à quel point la météo néo-zélandaise est incompréhensible. Parfois, vous pensez que la tempête est passée, tout est calme, le ciel se découvre même un peu et puis pouf ! C’est reparti de plus belle, d’un seul coup, des trombes d’eau hallucinantes et un vent violent… Et ça, ça vous le fait une trentaine de fois dans la même journée, à passer d’un temps calme à des pluies carrément flippantes en un rien de temps !

 

Personnellement, je pense que tu as compris la météo néo-zélandaise le jour où tu as arrêté d'essayer de la comprendre et tu te dis simplement que tu aviseras le moment venu... En effet, même indépendamment des tempêtes, la météo change très rapidement et dans une même journée, on peut passer d'un temps pluvieux à ensoleillé en quelques heures, voire quelques minutes.

 

Donc ce jour-là, on ne savait quand même plus bien quoi penser mais en fait, ça s'es révélé extrêmement instable et plutôt très mauvais… De mon côté, je devais m’arrêter dans une ville du nom de Greymouth, parce que le bus Stray pour aller directement à Franz Josef, qui est la prochaine étape, était déjà plein lorsque j’avais voulu le réserver.

 

Voici une photo d’un point de vue, sur la route entre Westport et Greymouth.

Point_of_view

 

Bon, honnêtement, Greymouth, ça ne fait pas rêver. Je dis ça mais en fait je n’ai rien vu de la ville… De toute façon il faisait un temps horrible mais en réalité, ce n’était pas plus mal car il fallait que je rattrape mon retard dans mes communications internet.

 

C’est donc ce que j’ai fait, une bonne partie du mercredi 21 et du jeudi 22 février. Le jeudi 22 néanmoins, un grand soleil était de retour (quand je vous dis incompréhensible ?) donc, je n’allais quand même pas rester toute la journée à l’intérieur.

 

La veille, avec le bus Stray, on s’était arrêté aux Pancake Rocks (si, si, ça s’appelle vraiment comme ça). Il s’agit de roches inhabituelles, qui se sont formés au fil des années et qui se constituent de plusieurs couches de pierres, comme des pancakes !

 

Quand on s’est arrêté avec Stray, il y avait un endroit qui proposait des pancakes à 10NZ$ rien que pour nous. Perso, j’avais plutôt envie de faire la balade d’abord, mais mes copains de voyage (Pauline, française mais également plusieurs néerlandais) voulaient des pancakes et il s’agissait d’arriver parmi les premiers pour être servis rapidement… Donc on a savouré nos pancakes, qui étaient absolument délicieux, on a raconté beaucoup de bêtises et beaucoup rigolé (retour à l’anglais cette fois) mais, quand il était temps de faire la balade, devinez quoi ? Il pleuvait des cordes à nouveau !

 

Tant pis, j’avais passé un agréable moment et ce n’était pas grave. Mais ensuite, je me suis dit « tiens, mais quitte à ne rien faire à Greymouth, essaie d’y retourner ? »

 

Donc jeudi 22, j’ai demandé à la réception comment je pouvais faire. J’aurais pu y aller par moi-même, il y a un bus et j’aurais pu rencontrer du monde pour la balade, mais j’avais trop peu de temps pour organiser ça sereinement donc, j’ai décidé de payer pour y aller avec un guide. Ce dernier venait me chercher à l’auberge à 17H afin d’aller au Pancake Rocks en profitant de la lumière du soir. Je m’attendais à être avec un groupe mais finalement, j’étais toute seule avec lui !

 

Mon guide était un vieux Monsieur, retraité, qui fait ça pour arrondir ses fins de mois. Il a eu très à cœur de faire plein de photos alors, voilà pour vous, d’abord une photo de la route qui longe la Côte Ouest, avec la mer Tasman d’un côté et la végétation sauvage de l’autre.

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Une fois arrivé à Punakaiki (le site où se trouvent les pancake rocks) nous nous sommes baladés entre les différents points de vue, mon guide m’a fait toucher la végétation, très verte dans cette région de Nouvelle-Zélande car il y pleut énormément… Sans blague ? Et puis, j’ai pu les toucher, les pancake rocks ! Ce qui m’a impressionné aussi, c’est qu’on entend très bien la mer même lorsqu'elle n'est pas toute proche, avec les fortes vagues qui s’écrasent contre les rochers.

 

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Le soir, alors que je n’avais encore parlé à quasiment personne dans cette auberge, j’ai discuté autour de la table du dîner avec Jay, un chinois, qui effectue un remplacement professionnel à Greymouth mais étudie sinon à Dunedin. Ça tombe bien, je vais y aller à Dunedin (pas avec Stray mais par moi-même, je vous en reparlerai) donc, il a proposé que nous nous y retrouvions et qu’il me fasse visiter la ville, il s’est réservé le jour où j’arrive. Comme quoi, il ressort vraiment des rencontres géniales des endroits où on n'avait pas prévu de s'arrêter !

 

Ensuite, j’avais prévu d’écrire cet article mais Chris, un anglais super sympa, m’a gentiment proposé de partager sa bouteille de vin rouge… Evidemment, s’il me prend par les sentiments… Inutile de vous dire quelle a été ma réaction, je suppose. En plus, j’apprendrai grâce à lui qu’à l’auberge il y a des muffins fait maison pour 1NZ$... Mais pourquoi est-ce que je découvre toujours ce genre de trucs après tout le monde ?

 

Nous allons rester en contact avec Chris et en voilà encore un qui a l’adresse de ce blog !

 

Avec tout ça, comme de bien entendu, pour ne surtout rien changer, je me retrouve totalement à la bourre, en ce matin du vendredi 23 février, pour écrire et publier cet article. Merci à la bonne connexion de l’auberge car cet article détient officiellement le record du nombre de photos à charger.

 

A 13H, je retrouverai mon énième groupe Stray. Ici, comme à Taupo, il est d’usage que les gens de l’auberge viennent nous chercher et nous déposent avec tous nos bagages, c’est vraiment bien.

 

Direction Franz Josef où il y a un glacier !

 

Désolée s’il y a des passages un peu bâclés, je relirai à l'occasion et éditerai au besoin.

 

Et ça y est, j’en suis à la moitié de mon voyage…