Et oui, je suis descendue par la côte ouest, je remonte par la côte est.

 

Avant toute chose, je présente mes excuses à Canalblog pour l’avoir accusé à tort : c’est clairement ma connexion de la dernière fois qui avait un problème, à m’embêter à coups de conflit d’adresses IP et autre charabia… Depuis que j’ai changé de réseau wifi tout est rentré dans l’ordre, ce qui est une bonne nouvelle. Donc voilà, pardon, Canalblog ! Parfois tu déconnes mais là, c’était pas toi.

 

Quant à vos adorables message, pour la même raison de connexion défectueuse, je voulais commencer à vous répondre il y a quelques jours après avoir publié mais… Ce sera pour demain lundi, promis.

 

Il y a un truc que j’ai oublié de vous raconter la dernière fois : lorsque je suis arrivée à Queenstown le 22 mars, il faisait un froid polaire et on pouvait voir de la neige sur les sommets alors que j’avais été là une semaine plus tôt et qu’il avait fait grand beau… Non pas que j’avais besoin d’une preuve supplémentaire de l’instabilité de la météo dans ce pays mais je trouve que l’expression « faire la pluie et le beau temps » serait particulièrement adaptée en Nouvelle-Zélande, tellement on en est dépendant presque tout le temps ! Et puis, on n’est qu’au début de l’automne, il fait encore majoritairement beau partout alors, voir de la neige, c’était inattendu.

 

Ceci étant dit, rattrapons le fil. Le vendredi 23 mars, je me suis réveillée difficilement d’une nuit de sommeil trop courte, direction le Mont Cook. Il s’agit du plus haut sommet de Nouvelle-Zélande (3724M). Le Mont Cook a été baptisé ainsi par les occidentaux en l’honneur de James Cook, l’explorateur anglais dont je vous ai déjà parlé (celui qui est venu cartographier la Nouvelle-Zélande en 1769). Toutefois, en 1998, le domaine a été restitué par la couronne britannique à la tribu maorie à laquelle il appartenait et depuis, le Mont s’appelle Aoraki/Cook. La montagne est considérée par les maoris comme une passerelle avec le monde du divin. Son parc national fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO et se caractérise par ses nombreux sommets recouverts de neiges éternels.

 

Voici deux photos prises sur la route.

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La route débouche sur la vallée de Tasman, où se trouve le glacier Tasman. Ce dernier, bien que moins connu que les glaciers Franz Josef et Fox dont je vous ai déjà parlés, est pourtant le plus grand glacier de Nouvelle-Zélande et est alimenté par les chutes de neige.

 

L’ascension du Mont Cook n’est pas à la portée de simples voyageurs mais est réservée aux alpinistes confirmés. En effet, les falaises abruptes et la neige sont propices aux avalanches de rochers. Le premier homme à avoir posé le pied sur le sommet de l’Everest est néo-zélandais et s’est entraîné sur le Mont Cook.

 

La randonnée la plus réputée et accessible à tous est la Hooker Valley Track, que nous avons faite. C’est une randonnée dans la vallée qui prend environ trois heures allers/retours. Le terrain est un peu rocailleux mais le dénivelé est faible et il n’y a honnêtement aucune difficulté. Il faut passer deux ponts suspendus (mais ils sont bien stables) qui traversent des rivières, lesquelles ont été formés par la fonte des glaciers.

 

Alors, je vous avoue que je ne suis pas très au claire avec ce qu’on voit sur les photos mais il me semble que la vallée où nous nous trouvons pour démarrer la randonnée est la vallée de Tasman, dans laquelle se trouve le glacier Tasman. Ce dernier, il y a une trentaine d’années et à cause du réchauffement climatique (encore), a donné lieu à un lac glacière. Tout comme Franz Josef et Fox, il se peut que le glacier Tasman disparaisse complètement d’ici quelques décennies. Il avance dans la vallée et d’immenses blocs de glace s’en détachent pour venir alimenter le lac glacière.

 

Donc, est-ce le lac glacière que l’on voit sur la première photo ? Je n’en suis pas complètement sûre. Il y a aussi le lac Pukaki mais celui-ci, je crois, se trouvait plutôt sur notre route et nous l’avons longé pour venir (si vous voyez un lac aux eaux turquoises parmi les deux précédentes photos, c’est lui). Navrée pour l’imprécision… La deuxième et la troisième photo vous donnent une idée de notre progression dans la vallée. La quatrième est le lac Hook, point final du circuit avant le retour : vous pouvez apercevoir un iceberg, conséquence de la fonte des glaciers. Normalement, on devrait apercevoir le Mont Cook derrière mais malheureusement, le temps était très nuageux donc on ne le voit pas. Sur la cinquième photo, incertitude également : est-ce le Mont Cook ? Je ne sais pas mais c’est une photo prise sur le chemin du retour… Les deux dernières photos vous montrent les sommets enneigés.

 

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Encore une fois, pardon de ne pouvoir vous en dire plus mais je ne suis actuellement avec personne qui puisse m’éclairer sur ce qu’on voit à l’image…

 

Cette randonnée de la Hooker Valley Track, je l’ai faite avec une néerlandaise et deux sœurs suédoises, qui se trouvaient dans le même bus Stray que moi et m’ont spontanément accompagnée. Honnêtement, le plus dur n’était pas la rando en elle-même, c’était les 2KM à parcourir à la fin pour rejoindre le village alors qu’on était bien crevées. Il pleuviotait ce jour-là : rien de bien méchant, du tout, mais on s’est quand même dit que, si on était chez nous, une telle météo nous fournirait l’excuse parfaite pour ne surtout rien faire… Là, on est en Nouvelle-Zélande et on sait que ce qu’on ne fait pas aujourd’hui, on ne le fera plus jamais alors, on marche sous la pluie !

 

Après ça et compte tenu de mon manque de sommeil de la nuit précédente, je n’ai pu que m’écrouler devant mon plat de pâtes puis dans mon lit…

 

Le samedi 24 mars, direction Christchurch. J’ai passé une bonne partie du trajet à organiser mes réservations des jours suivants (c’est fou, le temps que ça prend, non seulement de tout organiser mais aussi de tout réorganiser, parfois, lorsque les circonstances changent…) Là encore, plusieurs arrêts sur la route dont voici deux photos (la seconde est le lac Tekapo et ça, c’est sûr !)

Sur_la_route

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Christchurch se situe sur la côte est de l’île du sud, au nord de la péninsule de Banks. C’est la deuxième ville la plus peuplée du pays (après Auckland), la première de l’île du sud et la capitale de la région du Canterbury. Elle compte environ 400000 habitants. Wellington, qui est pourtant la capitale, n’est que la troisième ville avec environ 200000 habitants mais elle doit son statut de capitale à sa position centrale dans le pays, qui en fait le lieu de passage entre l’île du nord et l’île du sud.

 

A Christchurch, je restais trois nuits et j’avais à nouveau opté pour un Airbnb, histoire de changer des auberges blindées de voyageurs européens. L’inconvénient de ça, c’est que mon bus Stray ne me déposait pas devant et que je devais me débrouiller toute seule avec les bus de la ville. Eh bien, mes amis, ce fut une expédition !

 

J’avais appelé en amont le centre d’information des transports pour repérer mon itinéraire. Ça a plutôt bien commencé puisque, alors que je marchais, un monsieur s’est arrêté en voiture et a proposé de me rapprocher : il s’agissait d’un anglais vivant en Nouvelle-Zélande depuis plus de cinquante ans.

 

Donc, victoire, j’étais arrivée sans trop d’effort à l’arrêt où je devais changer de bus et il ne me restait plus qu’à prendre la ligne qui me mènerait à mon hébergement. Et là… Lorsque je posais la question, personne ne semblait connaître le quartier où je devais me rendre, on aurait dit qu’il avait poussé pendant la nuit… Un chauffeur a fini par me dire que j’étais du mauvais côté, que je devais traverser, pour que le chauffeur suivant me dise que non, le premier s’était trompé et j’étais bien du bon côté… Autant dire que j’étais à deux doigts de la crise de nerfs, quand une gentille dame d’origine marocaine et son mari sont venus à mon secours en disant que, même si eux non plus ne savaient pas où je devais aller, ils allaient m’aider…

 

J’avais l’impression que personne ne me comprenait et c’était un peu perturbant… A leur crédit, les différents chauffeurs étaient en contact radio avec la base et ils se passaient le mot pour trouver le bon arrêt, si bien que quand je suis enfin montée dans le bon bus, il savait déjà où j’allais.

 

J’ai donc fait la connaissance d’Ariana, mon hôtesse. Ce n’était certes pas Baha et Maysoon, elle ne cherchait pas spécialement le contact ni à s’impliquer plus que nécessaire, mais elle m’a néanmoins montré tout ce que je devais savoir pour être totalement tranquille et autonome, ce qui m’allait très bien. L’annonce Airbnb disait « Ariana et Ryan » en tant qu’hôtes, mais je n’ai jamais su qui était Ryan puisque je n’ai vu qu’Ariana, ainsi que son chat et son chien (mais aucun des deux ne s’appellent Ryan…)

 

Blague à part, après ces aventures, j’ai opté pour une soirée tranquille à ne surtout rien faire de productif. Amber, une néerlandaise voyageant également par Stray avec qui j’avais sympathisé le matin même, m’a bien proposé de la rejoindre avec ses amis pour sortir, mais je n’avais absolument aucune énergie pour reprendre le bus dans l’autre sens…

 

Le dimanche 25 mars, en revanche, après avoir pris mon temps le matin, je suis partie à la visite de Christchurch. La ville a subi un terrible tremblement de terre en 2011, de magnitude 6,3 qui a fait 185 morts. Encore aujourd’hui, la ville est défigurée et peine à se relever. Enormément de bâtiments se sont effondrés et de nombreux endroits restent à reconstruire.

 

Bon, je vous passe la galère dans l’autre sens pour arriver jusqu’au centre-ville ? J’ai eu l’impression bizarres que les gens (et même les chauffeurs de bus) ne connaissaient pas leur ville… Un rapport avec les travaux liés au séisme qui font que certaines routes sont parfois fermées et peuvent modifier les itinéraires ? Peut-être.

 

Un chauffeur bien intentionné, pour m’éviter dix minutes de marche, m’a recommandé une correspondance qui me faisait poiroter 40 minutes… Autant dire que dès que j’étais enfin arrivée à une distance de marche respectable, j’ai abandonné les transports et je me suis retournée vers mon GPS.

 

Mon seul programme de la journée consistait à aller profiter du soleil dans le jardin botanique. Pour le reste, je me suis rendue à l’office du tourisme pour quelques conseils. Apprenant que le musée n’était pas loin, j’ai décidé d’y faire un tour malgré la météo qui m’incitait plutôt à rester en extérieur.

 

Alors que je rebroussais chemin vers l’office du tourisme parce que j’avais oublié mes lunettes de soleil, un cycliste s’est arrêté pour se proposer de m’aider. EN discutant avec lui, je découvre que la vieille cathédrale est à deux pas et il se propose de m’y accompagner. Il s’appelle Joseph, a le même âge que moi et habite à Christchurch depuis une bonne vingtaine d’années.

 

La vieille cathédrale a été complètement détruite par le séisme de 2011 et à ce jour encore, les autorités bataillent pour savoir s’il faudrait la reconstruire ou en bâtir une nouvelle.

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En faisant demi-tour pour retourner vers le musée et le jardin botanique, nous sommes tombés sur un petit marché avec de l’artisanat maori. Joseph s’est spontanément arrêté pour me faire toucher les statuettes et, à cette occasion, il m’apprendra qu’il est lui-même maori et porte sur lui les tatouages traditionnels. Ces derniers peuvent se trouver sur n’importe quelle partie du corps mais, sur les sculptures, ils sont généralement représentés pour décorer la figure.

 

Etant donné que j’ai déjà parcouru longuement les musées d’Auckland et de Wellington, je ne me mettais pas trop la pression pour celui-ci si personne ne pouvait m’accompagner et, de toute façon, vu le beau temps, je n’aurais pas été frustrée. Or, Joseph, non seulement m’a accompagné jusqu’au musée mais il est spontanément entré avec moi et m’a guidé pour en faire le tour ! Incroyable.

 

Il m’a fait toucher tout ce qu’il pouvait trouver d’accessible, j’ai eu l’impression qu’il était même fier de me présenter des objets maoris et de me parler de sa culture. Cela a répondu en quelques sortes à mes interrogations quant à ce qui est montré de la culture maorie en Nouvelle-Zélande : non, ce n’est pas que du folklore que l’on présente aux touristes, c’est vraiment quelque chose que les gens se sont complètement appropriés et font vivre.

 

J’avais oublié de vous en parler en vous faisant mon compte-rendu du musée Te Papa mais j’ai pu, à nouveau, toucher une « green stone » : il s’agit du jade de Nouvelle-Zélande, on ne la trouve que dans ce pays et elle est très importante pour les maoris, qui l'appellent "Pounamu" et l’utilisent pour fabriquer des outils ou des bijoux. Le musée Te Papa en possède la plus grande pièce (qui est véritablement immense, c’est impressionnant).

 

Avec Joseph, nous avons également regardé un petit film sur les pawas, ces coquillages dont je vous ai déjà parlé et qui servent à décorer les sculptures maories ou les murs des maisons traditionnelles.

 

Je dois bien admettre que je ne m’attendais pas trop à parler culture maorie à Christchurch : en effet, les maoris sont très majoritairement présents sur l’île du nord (vous n’avez pas remarqué que je vous en parle beaucoup moins quand je suis dans le sud ?)

 

En tout cas, c’était super car je me suis sentie immédiatement à l’aise avec Joseph et j’ai pu lui poser toutes mes questions, même idiotes, auxquelles il a répondu sans aucun jugement de valeur. Une rencontre inattendue et géniale !

 

Après cela, nous sommes allés nous poser un moment au jardin botanique, en face de la fontaine, tout prêt du musée.

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Lorsque Joseph est reparti, je me suis baladée un moment dans les allées en profitant du beau temps. Puis il fallait que j’achète du pain et que je retire de l’argent, ce qui, là encore, aussi basique que ce soit, a été toute une aventure… Mais je suis tombé sur un couple adorable d’Auckland, là en vacances, qui m’ont accompagné très gentiment.

 

Au retour, le chauffeur m’a largué au mauvais arrêt de bus (je vous jure, c’est pas une blague) si bien que j’étais partie pour marcher un moment le long de la national, mais un monsieur m’a vu et a pris pitié de moi, il s’est arrêté et m’a conduit jusqu’à mon Airbnb. Adorable !

 

J’aurais du mal à vous faire part de mes impressions sur Christchurch, je trouve que l’ambiance y est très particulière et c’est sans doute dû aux dégâts du séisme. Je ne peux certes pas voir les dégâts mais j’ai néanmoins ressenti comme une forme de tristesse dans les rues, couplée dans le même temps à une pulsion de vie et d’espoir. C’est logique mais néanmoins un peu étrange quand on tente d’éprouver l’atmosphère autour de soi.

 

Le lendemain, lundi 26 mars, j’avais prévu de me rendre à Akaroa, seule ville française de Nouvelle-Zélande. Vous vous souvenez que le traité de Waitangi a été signé dans l’urgence parce que la reine Victoria avait entendu que les français se pointaient ? C’est à Akaroa que l’histoire se passe.

 

En 1836, les occidentaux n’ont pas encore pris le contrôle de la Nouvelle-Zélande. Un aventurier français flaire l’opportunité et il achète aux maoris, pour une somme dérisoire, du terrain au nom de la France. Mais Louis Philippe a mis quatre ans à être convaincu de s’engager dans une mission coloniale et, en 1840, lorsque les colons français ont débarqué à Akaroa, le traité de Waitangi venait d’être signé et la Nouvelle-Zélande était passée aux mains des britanniques depuis quelques jours. Trop tard, les gars ! Les français ont donc cédé leurs terres aux britanniques mais l’héritage a perduré.

 

Akaroa signifie « longue baie » en maori. C’est la plus ancienne ville du Canterbury mais c’est vraiment tout petit. Elle se trouve à 85KM de Christchurch, au cœur de la péninsule de Banks. Cette dernière a été baptisée en l’honneur de Joseph Banks, qui accompagna l’expédition de James Cook en 1769.

 

Pour y aller, j’ai pris une navette qui fait le trajet tous les jours, aller/retour. Voici un point de vue depuis le sommet de la crête que nous avons franchie, avant de redescendre vers le port d’Akaroa.

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Les montagnes de la région sont d’origine volcanique.

 

La navette pouvait nous déposer en ville mais j’ai choisi de descendre au port, afin de faire le trajet à pieds le long de l’eau. Ce fut une petite promenade très agréable d’autant plus que, ce jour-là encore, la météo était au rendez-vous. Je me suis d’abord rendue à l’église St-Patrick, plus ancienne église catholique du pays, mais elle est en rénovation (il n’y avait donc que des échafaudages à photographier…)

 

Les noms sont tous en français : rue Jolie, rue Lavaud… De même que les noms de restaurants qui sont d’inspiration française (the little bistro, the brasserie, ma maison…) J’ai jeté mon dévolu sur « the brasserie » pour le déjeuner mais la nourriture était somme toute assez locale (pas que j’étais venue spécialement pour manger français de toute façon donc un burger a fait l’affaire…) En revanche, le staff du pub était français, en presque totalité.

 

J’ai passé un moment tranquille sur leur terrasse puis je suis partie en direction de la plage, dans l’intention d’aller y flemmarder tranquillement. EN demandant mon chemin, je suis tombée sur un voyageur français qui m’a accompagnée et, finalement, nous avons passé l’heure suivante à papoter en attendant qu’il ne soit l’heure pour moi de reprendre la navette vers Christchurch. D’ailleurs, heureusement qu’il était là pour m’y ramener parce que les indications pour la trouver n’étaient pas si claires…

Akaroa_beach

 

Sur le chemin du retour, devinez quoi ? Arrêt dans une fromagerie ! Mais non, point de camembert ou autre roquefort en vue, plutôt du fromage local (ce qui est plutôt logique). Pas mauvais mais définitivement, ça manque un peu de goût…

 

Cette fois, à l’aller comme au retour, je n’ai eu aucun problème avec les bus de Christchurch : soit j’ai eu des chauffeurs mieux informés, soit je connaissais mieux mon itinéraire et savais davantage ce que je voulais…

 

Dernière soirée tranquille dans ma chambre chez Ariana où j’ai vaguement tenté de commencer la rédaction du précédent article sans trop de succès… Et, le mardi 27 mars, direction Kaikoura. Bon, j’ai bien cru que je raterais mon bus Stray : je ne me suis pas réveillée, j’ai pris un Uber et, ce faisant, j’ai appelé le siège de Stray qui m’a gentiment dit que ce n’était pas sûr que le chauffeur m’attende… Finalement, je suis arrivée à peine deux minutes en retard, toute essoufflée, alors que le chauffeur était carrément zen et que je n’étais pas du tout la dernière.

 

Dans le bus j’ai retrouvé Amber, rencontrée trois jours plus tôt entre Mont Cook et Christchurch. Là, il fallait s’inscrire pour les activités que l’on souhaitait faire à Kaikoura, or il y en avait deux qui me faisaient envie… J’avais abandonné l’idée de l’observation des baleines, car les échos que j’en avais eu disaient que parfois on ne voyait pas grand-chose, que je n’entendrais quasiment rien et que je risquais juste un bon mal de mer… Ça se jouait donc entre deux autres activités et, après une longue réflexion, j’ai opté pour la pêche aux langoustes avec un pêcheur local. En effet, l’autre activité (que volontairement je ne vous dévoile pas encore), je pouvais la faire dans d’autres endroits du monde, alors que le pêcheur de Kaikoura, j’avais moins de chance de le recroiser un jour…

 

Pourquoi la pêche aux langoustes ? Parce qu’il y a des tas de langoustes à Kaikoura. Le nom de la ville signifie d’ailleurs « repas de langoustes » en maori et Kaikoura est réputée parce qu’on peut en trouver pour beaucoup moins cher qu’ailleurs.

 

La péninsule de Kaikoura se trouve au nord-est de l’île du sud. Kaikoura est un tout petit village. Par le passé, il y a environ 800 ans, les maoris se sont installés dans cette péninsule pour y chasser le moa (ces autruches géantes aujourd’hui complètement disparues dont je vous avais parlé lorsque j’étais allée au musée Te Papa). Lorsque les moas vinrent à manquer, il y eut de violents affrontements entre tribus maoris pour le contrôle de la région, avant que les occidentaux ne se ramènent.

 

Pour en revenir à cette journée du 27 mars, après être arrivée à notre auberge et m’être reposée un peu en prévision d’une activité en mer, nous voilà donc partis avec Jerry, le fameux pêcheur. Sur le bateau, il y avait lui ainsi que le skipper dont j’ai malheureusement oublié le nom.

 

Amber participait à la même activité que moi (c’est elle qui a pris les photos) ainsi que trois autres personnes de Stray (deux autres néerlandais et un indien). Nous étions un tout petit groupe, ce qui était vraiment très agréable (de toute façon, le bateau était tout petit, nous n’aurions guère pu être beaucoup plus nombreux).

 

Après avoir embarqué, notre première étape consistait à aller repêcher des paniers qui étaient déjà dans l’eau, afin de trier ce qui s’y trouvait et garder ce que nous pouvions. Les paniers sont repérables grâce à de gros ballons de couleur qui y sont accrochés. Une fois que les paniers étaient remontés, Jerry nous montrait comment différencier une langouste que nous pouvions garder d’une langouste que nous devions remettre à la mer (ça se voit à la taille, ils ont un petit outil qui mesure la distance entre la tête et le bout du corps).

 

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Nous avons fait cette opération à deux ou trois reprises, en remettant à chaque fois les paniers à l’eau pour le jour suivant. Ensuite, c’était à nous de pêcher ! Nous avions une canne à pêche avec une longue corde de 70 mètres qui descendait jusqu’au fond de l’eau et, lorsque nous sentions que ça mordait, il fallait tourner une petite manivelle pour faire remonter la corde (croyez-moi, ça fait bosser les muscles des bras). De mon côté, j’ai été plutôt chanceuse, ça a mordu souvent et, plusieurs fois, j’avais deux poissons au bout de la ligne.

 

Allez, je le dis : ça m’a posé quelques problèmes éthiques, quand même, ce qui est tout à fait hypocrite puisque je suis loin d’être végétarienne et que je les mange, les poissons… Lorsque, à la ferme de Blue Duck, on nous avait proposé de la chasse, j’avais refusé avec conviction. En revanche, la pêche, ça m’a fait envie, comme une activité locale à découvrir : peut-être parce que ce n’est pas un fusil qu’on a au bout du bras et que j’ai une représentation des pêcheurs comme des gens aimant et connaissant la mer… Enfin, tout de même, lorsque, après avoir sorti un gros poisson, Jerry te dit « ça, c’est ton fish and chips de ce soir », ben punaise ça fait bizarre !

 

Mais je ne boude pas mon plaisir et j’admets sans problème que j’ai beaucoup aimé l’expérience.

Fishing

 

Oh et on a revu des otaries aussi !

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En chemin, j’avais dit à Jerry et son comparse skipper que je pouvais potentiellement souffrir du mal de mer. Aussi, au retour, lorsqu’ils ont vu que je commençais à pâlir, ils m’ont très naturellement et gentiment proposé de… Conduire le bateau ! Ça, mes amis, c’était top. Bon, j’ai fait sauter le bateau une fois parce que j’avais mis trop de gaz mais ensuite, j’ai compris comment réguler… Ils m’ont vraiment laissée tenir les manettes, en étant juste à côté pour me dire droite et gauche… Franchement, ça aide beaucoup de se concentrer sur quelque chose à faire, j’ai carrément profité de l’expérience et je n’étais plus malade du tout !

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Après la pêche, l’idée était de manger les langoustes qu’on avait pêchées, quand même. Donc, nous avons été invités dans la maison du propriétaire de l’entreprise (dans son garage), on nous a servi du vin à volonté (j’ai dû faire appel à toute ma raison pour finir par refuser au bout d’un moment…) Nous avions quelques chips et ils ont cuit les langoustes devant nous (je n’ai pas demandé confirmation mais je crois que c’était au barbecue). Nous avons été rejoint par d’autres gens de Stray qui n’avaient pas pêché mais voulaient participer à la soirée et nous avons passé un très bon moment de convivialité.

 

Ensuite, ceux qui voulaient pouvaient monter dans le minibus de la compagnie et on nous a emmenés regarder le coucher de soleil !

Sunset

 

EN repartant, Jerry nous a donné les filets du gros poisson que nous avions pêché et, ce n’est pas une blague, nous sommes vraiment allés au fish and chips du village pour nous le faire frire… Oui, je le dis, c’était délicieux (laissez mes scrupules tranquilles…)

 

Ce soir-là, j’ai fait la connaissance d’Ellie, anglaise et Christy, néerlandaise, avec qui je passerai du temps les jours suivants.

 

Le mercredi 28 mars fut une journée relaxe. Le matin, j’ai découvert un message de mon ami Derek : rencontré à Auckland, revu à Nelson, qui travaille dans les vignes dans la région de Marlborough. Comme je devais repasser dans son coin pour revenir sur l’île du nord dans la perspective de mon retour, nous avions prévu de nous voir le lendemain. Or, il m’a écrit pour me dire que, j’étais toujours la bienvenue mais il était en plein dans les vendanges, ce qui le faisait travailler des journées de 13-14 heures… Il serait donc peu disponible et, moi, je n’avais pas envie d’être dans le chemin en pleine période de rush. J’ai donc décidé d’annuler ma venue et de prolonger d’une nuit mon séjour à Kaikoura, que je trouvais bien sympathique.

 

Cela m’obligeait néanmoins à une replanification de dernière minute (bus, hébergement… Ça faisait pas mal de réservations à modifier ou à trouver). J’ai donc fait le plus urgent au réveil puis je me suis posée sur un canapé de l’auberge afin de rédiger le précédent article. Une fois qu’il fut écrit, nous étions en début d’après-midi et il faisait hyper beau, j’avais donc très envie d’aller à la plage. Passer des tas de coups de fil pour ses réservations n’étant pas l’activité la plus glamour, autant la rendre un peu plus sexy en faisant ça sur la plage face à l’océan !

 

Bon, j’ai un peu galéré à la trouver, la plage… Je suis d’abord partie dans le mauvais sens… Quelqu’un peut me dire où est la logique quand une rue qui s’appelle « beach road » ne mène pas à la plage, hein ?…

 

J’ai néanmoins fini par y arriver et c’était une plage de galets, tout à fait agréable pour s’y assoir. J’ai donc entrepris de passer mes milliers de coups de fil, en savourant le soleil et le bruit des vagues face à moi quand, à un moment, un jeune homme est venu vers moi et m’a dit que, si j’avais envie d’aller tester l’eau, il pouvait venir avec moi.

 

Certes, l’océan, je l’entendais et j’aurais pu y aller toute seule (c’était prévu) mais la proposition était tellement inattendue et adorable que j’ai accepté. C’était un tout jeune allemand (19 ans à peine), comme il y en a plein en Nouvelle-Zélande (mais ça, je vous l’ai déjà dit…) Bref, on a bavardé et on s’est laissé surprendre par la puissance de quelques vagues, qui nous ont complètement trempé !

 

Ce soir-là, en allant faire mes courses, j’ai également rencontré sur mon chemin un couple adorable de Malaisie, qui allaient aussi au supermarché et m’ont aidé, non seulement pour faire toutes mes courses mais pour retrouver mon auberge au retour. Ils étaient incroyablement gentils et serviables.

 

Après le dîner, rien du tout si ce n’est que je me suis bagarré, littéralement toute la soirée, avec Canalblog (ou plutôt avec la connexion internet) pour charger les photos et publier le précédent article !

 

Le lendemain, jeudi 29 mars, était le jour de mon anniversaire. Je n’y attache pas tant d’importance habituellement mais, à l’autre bout du monde, je n’avais pas envie que ce soit juste une journée où je serai seule. Par conséquent, dans mes nombreuses planifications de la veille, j’ai entrepris de réserver la fameuse activité que j’avais laissée de côté le premier jour à savoir… Nager avec des dauphins !

 

Considérant que j’avais un jour de plus à Kaikoura, je l’aurais cela dit fait même si ça n’avait pas été mon anniversaire, j’en avais eu tellement d’échos positifs.

 

Le matin, je me suis occupée comme j’ai pu en étant dans l’attente : j’attendais de savoir si l’auberge où j’étais avait une place pour moi le soir ou si je devais bouger en face, j’attendais de savoir si je pouvais bien rejoindre le groupe Stray du jour pour les dauphins et s’ils n’allaient pas m’oublier… Finalement, oui, l’auberge avait de la place pour moi. Quant à Stray… C’est pas qu’ils m’ont oublié, c’est que le chauffeur pensait que je viendrais directement au lieu de l’activité et moi, je pensais qu’ils passeraient d’abord à l’auberge puisque ça avait été notre cas deux jours plus tôt.

 

Du coup, je vous passe les détails mais c’était un peu le bordel. Au dernier moment, un membre du staff de l’auberge m’a déposée en voiture. En revanche, arrivée à l’activité, ils m’ont dit que le groupe Stray était déjà parti et que si je voulais y aller, je devais payer un guide individuel puisque quelqu’un devait être avec moi dans l’eau… J’étais franchement blasée quand, la manager m’ayant entendue, m’a dit que je pouvais aller avec un guide au prix d’une sortie classique. Merveilleux cadeau d’anniversaire ! D’ailleurs, à ce moment-là ils ne le savaient pas encore mais ils l’ont su lorsque j’ai dû remplir le formulaire de sécurité et là, ils ont été trop adorables, à me le souhaiter et à le dire à tout le monde…

 

Alors, pour aller nager avec des dauphins, on doit mettre une combinaison intégrale doublée au niveau du torse car l’eau est glaciale : d’ailleurs, en sentant à quel point elle était froide, je me suis demandée si on ne risquait pas de mourir en allant sans combinaison dans une telle eau.

 

Ma guide s’appelait Marina, elle est d’origine brésilienne mais vit depuis longtemps en Nouvelle-Zélande. Je n’étais pas seule avec elle sur le bateau, nous étions un groupe classique mais habituellement, les deux guides restent à bord pendant que les gens plongent alors que là, Marina avait revêtu la même combinaison et venait avec moi pour me montrer vers où nager.

 

On a aussi des palmes, ainsi qu’un masque et un tuba pour nous permettre de mettre la tête sous l’eau. Navrée, pas de photo de moi dans cette magnifique combinaison : je n’ai pas pris mon téléphone avant d’aller nager, Marina m’ayant garanti qu’on pourrait photographier les dauphins plus tard.

 

Après les consignes de sécurité et un voyage en bateau d’une vingtaine de minutes, on nous explique que, dès qu’on entend le son d’un gros klaxon, on doit sauter à l’eau tout de suite sans attendre : pas le temps de te demander si tu vas cailler ou quoi que ce soit d’autre, tu sautes et vite histoire de ne pas ralentir ceux qui sont derrière toi. Lorsqu’on entend de nouveau le klaxon, cela signifie qu’on doit revenir vers le bateau et, entre les deux, on nage en rond en étant encouragés à pousser des petits cris aigus qui incitent les dauphins à venir jouer.

 

La première tentative ne fut pas une réussite mais nous y sommes retournés trois fois de plus et là… C’était exceptionnel ! Bon, déjà, le froid de l’eau, c’est vrai que la combinaison nous en protège bien et qu’on s’habitue vite. Ensuite… Les gens, j’ai passé le plus clair de mon temps la tête sous l’eau, sur les conseils de Marina qui a bien veillé à ce que j’ai les oreilles complètement dégagées et, j’ai entendu les dauphins ! Plein de dauphins, tout à côté de moi. J’ai entendu les cris aigus des dauphins Dusky, qui sont très majoritaires à Kaikoura, mais aussi, une fois, le son plus grave d’une autre espèce. Ils étaient environ 250 d'après notre guide, vraiment juste à côté à un ou deux mètres… Je n’en revenais pas.

 

En revanche, on n’a pas le droit de les toucher ce que, de toute façon, je me serais bien gardée de faire : j’ai vraiment senti que j’étais sur leur terrain et pas du tout sur le mien, ça avait quelque chose de très intimidant.

 

C’est mine de rien assez physique de nager dans cette eau froide avec cet accoutrement mais, le plus crevant, est sans aucun doute le moment où l’on doit se hisser sur les marches du bateau pour remonter dessus.

 

Après la quatrième plongée, nous avons été invités à enlever nos combinaisons, à nous asperger avec des douchettes d’eau chaude et à nous changer. Nous attendaient également des couvertures, du chocolat chaud et des cookies au gingembre.

 

Une fois changée et enroulée dans ma grande écharpe, Marina m’a accompagnée tout à l’avant du bateau, là où l’on peut entendre les dauphins souffler et sauter tout autour de nous. Là encore, ils étaient tout prêt et c’était absolument incroyable, j’étais vraiment émue. Je ne vais pas vous mettre de photo mais deux vidéos. En revanche, aux quelques aveugles qui me lisent, navrée mais on entend surtout le son du vent, bien qu’au tout début de la première vidéo vous puissiez entendre un dauphin souffler.

 

 





Malgré l’émotion, oui, ça continue de me poser des questions éthiques : est-ce bien raisonnable d’aller déranger dauphins et baleines dans leur environnement avec nos bateaux à moteur ? Là où ça me rassure (ou alors je m’achète une conscience), c’est que ce sont les dauphins qui décident s’ils viennent à nous ou pas, on ne peut pas les forcer.

 

Après en avoir longuement profité à les écouter, je suis redescendue me mettre plus prêt de la cabine et j’ai profité des couvertures, ainsi que du chocolat chaud et des biscuits. Non, je n’ai pas eu le mal de mer car la compagnie nous propose des tablettes au gingembre pour 1$ avant d’embarquer, ce que j’ai soigneusement accepté.

 

En revenant à l’auberge, j’étais sur un petit nuage et je me suis dit « tiens, j’ai entendu qu’ils ont un spa ici, quel bon moyen de se réchauffer… » Je m’y suis donc rendue et, alors que je séchais au soleil, je me suis à moitié endormie (quand je vous dis que c’est physique).

 

Le soir, j’avais envie d’aller me chercher ce qui sera probablement mon dernier fish and chips de Nouvelle-Zélande et je suis retournée au même endroit que le premier soir. Là, deux garçons, voyageant avec Stray et arrivés le jour-même (un français et un néerlandais), m’ont demandé s’ils pouvaient s’asseoir avec moi. Dans la discussion ils m’ont demandé quel âge j’avais et, face à mon hésitation, j’ai dit que c’était mon anniversaire… DU coup, au retour à l’auberge, ils m’ont invité pour une petite bière, c’était super gentil

 

Le lendemain, vendredi 30 mars, ne fut pas une journée trépidante. Départ de Kaikoura à 8H, direction Picton où nous devions prendre le ferry de retour vers l’île du nord. Voici tout de même une photo de la route, dans la région de Marlborough où se trouvent beaucoup de vignes.

 Vignes

 

Il faut savoir que, fin 2016, Kaikoura a également subi un énorme tremblement de terre. Par conséquent, beaucoup de routes sont encore en reconstruction et peuvent être régulièrement fermées. Ceci explique que l’on soit parti plus tôt que nécessaire, au cas où les routes seraient mauvaises… Mais il n’y avait aucun chantier ce jour-là puisque c’était le « good Friday », autrement dit le vendredi saint qui est férié en Nouvelle-Zélande. Moralité, nous sommes arrivés à Picton à 11H alors que notre ferry n’était qu’à 15H… Christy et moi avons donc lézardé et fait une petite sieste sur l’herbe au soleil, juste à côté de l’eau où se déroulait une compétition de bateau pour les enfants… C’était une ambiance très familiale et agréable mais j’aurais quand même préféré rester couchée le matin.

 

D’autant plus qu’ensuite, il fallait encore attendre à l’enregistrement avant de prendre le bateau puis avant de partir… En revanche, la mer était calme, ce qui nous a permis à Christy et moi de faire la première partie du trajet sur le pont extérieur. Voici une photo de la vue avant le départ.

Vue_du_bateau_retour

 

Mais qu’est-ce qu’il m’a semblé long, ce trajet… Partis et arrivés avec du retard (comme à chaque fois avec ce ferry j’ai l’impression), puis il a fallu attendre encore et toujours pour nos bagages… On a quitté Kaikoura à 8H et on est arrivé à Wellington à 19H30, je n’en pouvais plus !

 

En revanche, la partie vraiment géniale et réjouissante de la journée arrivait enfin : j’ai retrouvé, pour une dernière fois, Baha et Maysoon pour le dîner ! Je ne dormais pas chez eux car je repartais à l’aurore le lendemain, mais ils m’ont retrouvée en ville et m’ont emmenée manger malaisien. Ils m’ont invitée en plus de m’avoir acheté un petit cadeau d’anniversaire… Je n’en revenais pas, je ne savais plus comment les remercier. A la base, je devais les retrouver un jour plus tôt, le 29 mars donc l’idée était de les voir et de ne pas être seule pour mon anniversaire, mais je n’en attendais pas tant…

 

Quoi qu’il en soit, c’était super de les voir encore une fois. J’ai passé une excellente soirée et, bien entendu, je n’ai pas aimé du tout le moment des au revoir car cette fois il n’y avait plus de prochain rendez-vous fixé…

 

Voilà pour cette fois… A la base, j’avais prévu de poster hier 31 mars, après avoir raconté la journée du 30 mars qui a marqué mon retour sur l’île du nord. Mais j’ai traîné plus que prévu pour écrire cet article (quoi, j’ai déjà dit ça d’autres fois ?) Du coup, j’ai carburé pour finir et, au moment de charger les photos, j’ai constaté que ma connexion fonctionne certes très bien mais qu’elle est lente… Or, il était plus que temps que j’aille me coucher, je ne pouvais pas me permettre de renier sur mon sommeil plus que de raison. Parce que, devinez où je suis ? Mais si, mais si, en réfléchissant deux minutes vous pouvez trouver…...

 

Bon, en fait, je voulais jouer à ce petit jeu du "je ne vous dirai pas où je suis pour ne pas tenter le sort mais devinez quand même", sauf que ça, ça aurait marché si j'avais effectivement posté hier soir. Là, vu le message qui va suivre dans quelques minutes, c'est un peu ridicule...

 

Toujours est-il que j'avais dit que je rattraperai mon retard et on y est, enfin presque (n'en demandons pas trop non plus...)