Bon et alors, Steward Island, elle raconte ?

 

J’ai passé une semaine tellement détendue là-bas que le manque de productivité qui transparaîtra dans les lignes à venir ne sera peut-être pas très trépidant pour vous, mais allons-y !

 

Ca, c’est une façon de vendre son article, dis donc…

 

Bref !

 

J’en étais où, en terme de date ? Oui, savoir quel jour on est quand on voyage est un défi, ne vous moquez pas.

 

Vendredi 16 mars au matin, nous avons quitté la région des fjords, direction le « deep south », c’est-à-dire le point le plus au sud de l’île du sud. Vous vous souvenez de Cape Reinga ? Non ? Normal, c’était il y a longtemps… Lors de ma toute première étape après mon départ d’Auckland, dans le Northland, j’avais fait un voyage à la journée vers le point le plus au nord de l’île du nord : donc, là, il s’agissait d’aller rejoindre son équivalent sudiste.

 

Avant de quitter la région des fjords néanmoins, nous avons fait une halte rapide pour une petite balade autour de Marian Lake. Même qu’il fallait traverser un pont suspendu au début de la balade et je n’ai toujours pas décidé si ça me faisait rire ou flipper ces trucs-là (disons que j’aime bien mais pas trop longtemps…)

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Puis, il y a eu divers arrêts durant la journée : retour à Te Anau pour nos courses des prochains jours, photos au bord de la route… Honnêtement, j’ai vécu tout ça dans une forme de brouillard parce que je me rendormais dans le bus entre chaque étape… Voici tout de même la plus jolie photo prise sur le chemin !

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Ensuite, nous sommes arrivés à Invercargill en milieu d’après-midi et le groupe se séparait, entre ceux qui restaient là et ceux qui continuaient jusqu’à Steward Island. Invercargill est le siège régional du Southland (région où se trouvent également les fjords).

 

Nous nous y sommes arrêtés un instant, le temps de faire un tour rapide au sein du petit musée, qui présente quelques pièces d’art maori mais se dédie surtout à commémorer les victimes des guerres. Mes compagnons éphémères, lors de cette journée, étaient Hayley, anglaise et Priscilla, néerlandaise.

 

Après ça, direction Bluff pour ceux d’entre nous qui poursuivaient vers Steward Island et devaient par conséquent prendre le ferry. Bluff est la ville la plus australe de Nouvelle-Zélande. C’est donc ici que se trouve ce qui est considéré comme l’autre extrémité du pays : de Cape Reinga au nord à Bluff au sud. J’ai retrouvé le même panneau qui se trouvait déjà à Cape Reinga et qui annonce les distances avec un certain nombre de grandes capitales : il n’y a pas Paris mais jusqu’à Londres, c’était un peu moins de 19000KM. L’endroit précis s’appelle « Stirling Point » et la chaîne que vous pouvez voir sur la photo symbolise le lien étroit avec Steward Island.

Stirling_point

 

Steward Island est la troisième île néo-zélandaise de par sa superficie, après les deux principales îles généralement évoquées (celle du nord et celle du sud). Elle se trouve à environ 30KM au sud de l’île du sud. Lorsque l’explorateur James Cook, en 1770, était venu cartographier la Nouvelle-Zélande, il pensait que cet endroit faisait partie de l’île du sud et c’est le capitaine William Steward qui, le premier, l’a cartographié comme une île à part entière.

 

La majorité de l’île (80%) est en réalité un parc national, placé de ce fait sous l’autorité du département de conservation. Il n’y a qu’un seul village, appelé Oban, situé dans « Half Moon Bay » : sérieusement, je trouve ce nom hyper poétique. Il y a 400 habitants au total, autant dire que tout le monde se connaît…

 

Enfin, l’information importante, c’est quand même que je n’ai jamais été aussi proche du pôle sud : je vous jure, ça m’a ému pour de vrai.

 

Steward Island contient un grand nombre d’oiseaux et est réputé pour être le meilleur endroit de Nouvelle-Zélande où l‘on peut voir des kiwis dans leur habitat naturel (c'est-à-dire en-dehors d'un centre protégé tel qu'il y en a à Queenstown, à Whangarei et sans doute ailleurs). Ceci est dû à leur grande concentration : il y en aurait 20000 rien que sur l’île, sur les 70000 kiwis que compte au total la Nouvelle-Zélande (ils auraient été 10 millions avant l’arrivée des premiers colons, on comprend qu’ils bénéficient d’une loi de protection absolue). Tel que c’était présenté, on avait l’impression que ce serait facile mais… Autant étouffer vos espoirs tout de suite, j’ai échoué à en apercevoir un seul, malgré diverses tentatives de sortie la nuit (que je vous raconterai plus en détail). La plupart des gens que j’ai rencontrés n’en ont jamais vu non plus, il n’y en a que quelques-uns qui ont eu la chance d’être au bon endroit au bon moment. Donc, les amis, le kiwi restera une sorte de mystère, pour vous comme pour moi et c’est bien aussi, finalement.

 

Donc, en fin de journée ce 16 mars, il y avait du vent, la mer était agitée, tous les bateaux de la journée avaient été annulés et seul celui que nous devions prendre circulait… Ceci explique que la traversée ait été particulièrement sportive. Personnellement, j’ai le mal de mer mais ça ne m’est jamais arrivé sur un ferry car ce sont généralement de gros bateaux où on ne sent presque rien. Là, non seulement ce n’était pas un gros bateau (80 places environ je crois) mais en plus, il a été méchamment charrié par les flots… Sans déconner, je me serais cru dans un parc d’attraction tellement ça bougeait dans tous les sens, le bateau sautait carrément ! Ça aurait pu être inquiétant mais je me suis dit que, si le voyage n’avait pas été annulé, c’est que ça ne craignait rien. Donc, je n’ai pas eu peur mais Dieu, que j’ai été contente de retrouver la terre ferme après ça ! D’ailleurs, dans les jours suivants, lorsqu’on disait aux habitants de l’île qu’on était arrivé vendredi, tous avait un petit sourire compatissant… Paradoxalement, ça m’a rassurée parce que ça voulait dire que ce n’était pas toujours comme ça et qu’il y avait de l’espoir pour que le retour soit plus calme.

 

C’est au moment de prendre le ferry que j’ai retrouvé Inge, la fille néerlandaise que j’avais rencontré la veille lors de la croisière du Milford Sound. Elle avait avec elle des médicaments au gingembre contre le mal de mer et je pense pouvoir dire sans trop me tromper qu’elle m’a sauvé la vie : déjà avec les médicaments je ne me suis pas senti hyper bien, je pense que sans ça je me serais payé la honte d’être malade devant tout le monde… Du coup, le côté grand 8, on a trouvé ça marrant durant les premières minutes mais très vite, on s’est calé dans nos sièges, on n’a plus bougé et on a attendu que ça se termine.

 

Ce qui a fini par arriver au bout d’une heure. Inge m’a accompagné jusqu’à mon auberge : elle séjournait dans une autre mais, étant donné qu’il n’y a qu’un village, rien n’est jamais bien loin. Pour le coup, je pense que je tiens mon auberge préférée de tout mon voyage en Nouvelle-Zélande : dès mon arrivée, je me suis senti à l’aise. Il y a tout au plus une vingtaine de lits, un feu dans la cheminée du salon quand il caille dehors (ce qui était le cas ce jour-là) et j’ai été accueillie par les autres voyageurs en attendant que Anna, qui gère l’auberge n’arrive. En effet, Anna est en travail saisonnier dans cette auberge et elle la gère seule, du lundi au dimanche. Par conséquent, on ne peut évidemment lui demander d’être présente tout le temps et, lorsqu’elle n’est pas là, ce sont ceux qui sont présents qui se chargent de mettre à l’aise les petits nouveaux.

 

Par ailleurs, Steward Island est rarement une destination d’une seule journée, ceux qui s’y arrêtent prévoient généralement d’y rester entre 3 et 10 jours. Pour ma part, je restais six nuits et, pour une fois, j’ai passé mon séjour avec des personnes fixes, qui restaient globalement autant que moi. Ça a donné lieu à une ambiance très familiale et ça fait drôlement du bien d’évoluer dans un groupe un peu stable, où on se retrouve tous les matins et tous les soirs autour de la même table pour partager notre quotidien.

 

Dès mon arrivée, j’ai fait la connaissance de Frida, suédoise, qui au bout d’environ 2 minutes de conversation, me dit qu’elle peut venir avec moi faire des randonnées si je veux. Loin d’être une parole en l’air, elle viendra me trouver le lendemain et deviendra rapidement une super complice de voyage.

 

En attendant, je n’étais pas fâchée d’être arrivée et de poser mes affaires, avec la perspective de ne pas refaire mon sac avant six jours… Qui plus es, j’arrivais avec des réserves de courses pour une semaine car on nous avait prévenu que tout est plus cher à Steward Island, j’étais donc bien chargée !

 

Histoire de célébrer le fait que nous ayons survécu à la traversée, Inge et moi nous sommes retrouvées après avoir posé nos affaires dans nos logements respectifs, au seul pub/restaurant du village pour une pizza et une bière bien méritées. Nous avons été rejoint par Lisa et Lisa (si si), deux suissesses germanophones qui voyagent ensemble. Après ça, l’idée était de partir à la chasse aux kiwis. En effet, les kiwis sont des oiseaux qui vivent cachés dans les buissons et ne sortent que la nuit pour se nourrir, ce n’est donc qu’assez tard en soirée qu’on a une chance d’en apercevoir.

 

Nous voilà donc parties, l’une des Lisa, Inge et moi, en direction des deux endroits qui nous avait été indiqué comme étant les lieux probables où un kiwi pourrait se montrer. On a avancé silencieusement au milieu des buissons, on s’est arrêté pour écouter, on a continué plus loin, toujours en essayant de ne pas faire de bruit et de communiquer en silence (sans quoi on les effraie et c’est sûr qu’ils ne sortiront pas). Echec, donc, comme vous savez mais, au lieu d’un kiwi, vous avez droit à une photo du ciel étoilé parce qu’il paraît que c’est quand même quelque chose, de ce côté-là de la planète.

Stars

 

Il faisait froid mais pour le coup, je n’ai pas oublié que j’avais une écharpe et une polaire (merci le souvenir du Roys Peak de Wanaka !) C’était une promenade très agréable, que nous avons rebaptisé « the midnight beach walk » et que nous avons appréciée en dépit de l’absence de kiwis.

 

Le lendemain, samedi 17 mars, je me suis réveillée tard et j’ai pris mon temps pour émerger. Comme Inge n’avait fait le trajet que pour une seule nuit, nous nous sommes retrouvés au pub en début d’après-midi pour un chocolat chaud avant son ferry, pour se dire au revoir. Je dois bien admettre que, pour Inge ce jour-là et pour Frida un peu plus tard, j’ai eu le cœur un peu serré de devoir sans cesse me séparer au bout de quelques jours de gens avec lesquels je me sens à l’aise. Devoir rencontrer tout le temps de nouvelles personnes, recommencer le processus relationnel, ça a quelques chose d’épuisant au bout d’un moment et, l’indépendance qu’on chérit au début, on finit par avoir envie de la remplacer par quelques relations stables et fiables.

Selfy

 

Voilà, ça, c’est Inge et moi. Nous nous sommes dit au revoir, donc, et comme il faisait vraiment beau (tellement plus que la veille), je suis restée au pub, assise sur un banc au soleil. En revenant d’être allée me commander une bière (après un chocolat chaud, oui, je ne vois pas le problème), une habitante de Steward Island se trouvait assise à côté de moi : j’ai donc fait la connaissance de Tash (dont le prénom complet est « Natasha »). Nous avons papoté un instant, également avec Andrew, un anglais que j’avais croisé la veille à mon auberge et qui attendait le prochain ferry. Lors de la discussion, je ne sais plus comment mais j’en viens à dire que j’aimerais vraiment voir un pingouin et Tash me propose de venir avec elle et ses amis, le lendemain matin, pour une sortie en kayak. Franchement, chez nous, vous en connaissez beaucoup, des gens qui invitent des touristes qu’ils connaissent depuis 10 minutes à les rejoindre ? Moi je n’ai jamais fait ça en tout cas… On pourrait croire que les habitants de Steward Island soient un peu blasés des touristes, mais si c’est le cas ils ne le montrent pas en tout cas et sont sacrément amicaux.

 

Le soir à l’auberge, j’ai d’abord répondu à vos commentaires que j’avais en retard puis, en préparant mon dîner, j’ai retrouvé Frida qui m’a proposé une balade qu’elle avait fait le jour-même et qu’elle voulait bien refaire avec moi, car elle l’avait trouvé très agréable et avait pensé à moi. J’ai également fait la connaissance de Kathy et John, un couple de retraités d’Auckland. En effet, Steward Island est également l’endroit où j’ai croisé le plus de néo-zélandais en vacances ainsi que le plus de personnes plus âgées que les voyageurs qui occupent généralement les auberges.

 

Le dimanche 18 mars fut donc une journée bien productive, pour le coup. La météo étant absolument magnifique, la sortie en kayak du matin fut confirmée et je suis partie sur la mer en compagnie de Tash et trois de ses amis. J’ai effectivement eu la chance d’entendre un pingouin (Tash sait les reconnaître) mais navrée, pas de photo car on ne pouvait pas le voir… Les pingouins sont en effet des animaux timides et il faut généralement être caché pour espérer les apercevoir. Mais comme vous n’avez pas encore eu assez de photo de kayak, en voilà une petite en souvenir de ce très chouette moment.

Kayak

 

En revanche, c’est là que je me suis fait littéralement bouffer par les « sandflies » : il s’agit de petits moucherons qui piquent… On m’avait prévenu et largement contre ce truc mais, jusqu’à présent, je disais que je ne savais pas bien différencier une piqure de moustiques d’une piqure de sandflies… Eh bien, maintenant que j’ai expérimenté les sandflies, je sais ! Ça vous fait des piqures très rapprochées les unes des autres et qui grattent pendant des jours voire des semaines… On aurait dit que j’avais la varicelle parce que, malheureusement, les sandflies semblent m’aimer autant que les moustiques…

 

Enfin, quoi qu’il en soit, le kayak en-dehors d’un tour organisé, avec juste des locaux qui le pratiquent, c’était trop cool. C’était un peu sportif car je n’avais pas anticipé que j’aurais un peu chaud et, entre ma tendance chronique au mal de mer et le fait que je n’avais pas pris de chapeau, j’ai dû m’allonger un peu en rentrant (j’ai vraiment pas le pied marin, c’est pénible…) Néanmoins, c’est passé sans trop de mal et l’après-midi, j’étais parée pour aller marcher avec Frida.

 

C’était très chouette, cette rencontre avec Frida : une complicité simple et instantanée qui s’est installée très naturellement. Qui plus est, elle m’a proposé de faire des choses ensemble tout en étant spontanément très cool sur le timing, du coup c’était vraiment relaxe tout en permettant de très belles balades autour de l’île.

 

Nous avons marché autour de « Horse Shoe Bay » (ne me demandez pas pourquoi ça s’appelle comme ça, aucune idée…) Nous avons pris notre temps pour papoter, s’arrêter, savourer… Voici quelques photos : la quatrième (et peut-être la cinquième mais je ne suis pas sûre) est une plage qui répond au doux nom de « Dead Man’s Beach » (il y a des lieux qui ont des noms bizarres sur cette île… Est-ce que si on creuse dans le sable, on trouve un cadavre ? Allez savoir…)

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Il y a globalement beaucoup trop de photos de moi dans l’ensemble de cet article mais Frida a pris tellement à cœur de les faire : elle a fait un sacré boulot pour me les envoyer, les trier et les commenter… Elle a su me convaincre et donc, pour elle, j’ai accepté.

 

En revenant de ce bel après-midi, nous avons célébrer notre plaisir en allant se prendre une petite bière au pub avant de rentrer à l’auberge et de retrouver Kathy et John pour la soirée.

 

Le lundi 19 mars, je me suis levée hyper tard parce que YouTube et Netflix m’avaient happée une partie de la nuit (je suis faible…) Par conséquent, le petit déjeuner fut bien tardif, en compagnie de Frida mais également de Corina et Markus, un couple d’autrichiens aussi peu du matin que moi (voire encore moins, ce qui m’a fait bien plaisir). C’est là que nous avons vu un kaka tout à côté de nous, il s’agit d’un oiseau que l’on ne trouve qu’en Nouvelle-Zélande. AU risque de sembler un peu primaires, que Corina s’exclame spontanément « there is a kaka on the table » nous a fait rire pendant un moment.

Kaka

 

Ensuite, j’ai bien eu l’intention de commencer à écrire le précédent article mais, comment dire ? Entre le fait que je n’étais pas d’humeur productive et que, en plus, je ne savais pas encore que j’avais le droit de réinitialiser le routeur moi-même si internet ne fonctionnait pas… Eh bien j’ai écrit trois paragraphes puis j’ai sollicité Frida car nous avions prévu d’aller faire une promenade, histoire de quand même mettre le nez dehors.

 

Cette fois, nous avons fait la « Fuchia Walk ». Les Fuchia désignent une fleur mais, étrangement, il n’y en a pas le long de la « Fuchia Walk » mais il y en avait dans le jardin de notre auberge. Il s’agit d’une courte balade très agréable où Frida et moi avons joué aux exploratrices, progressant en silence des fois que l’on pourrait apercevoir un kiwi ou un autre animal. En effet, la veille, pendant que je faisais du kayak, Frida était allée à Ulva Island (dont je vous reparlerai) et elle a eu la chance de voir un kiwi, de façon totalement inattendue car c’était en journée. Bon, là, nous n’avons rien vu mais on a quand même adoré le moment.

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Sur le chemin du retour, nous nous sommes amusées à faire des photos devant un panneau de pingouin…

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C’était la dernière soirée de Frida mais également de Kathy et John, j’ai donc profité de leur présence au dîner. Je suis également repartie à la chasse aux kiwis avec Kathy et John, qui n’en avaient pas vu non plus, mais avec aussi peu de succès que la première fois malgré le fait que nous ayons attendu un moment au même endroit dans les buissons. En revenant, j’ai fait la connaissance d’Elisabeth, une allemande partageant mon dortoir, qui me proposera de l’accompagner à Ulva Island non pour le lendemain mais pour le jour suivant. Cool !

 

Ulva Island se trouve à une quinzaine de minutes de bateau de Steward Island, il s’agit d’un sanctuaire pour les oiseaux, libre de tout prédateur.

 

Le mardi 20 mars, pour la même raison que la veille, je me suis réveillée tard (quand je vous dis que ce n’est pas la productivité qui m’a étouffé cette semaine-là…) J’avais envie depuis le début d’aller tester les petits déjeuners proposés par le pub/restaurant mais, lorsque je me suis pointée à 11H30, ils m’ont gentiment dit que c’était fini pour le petit déjeuner et qu’ils serviraient le déjeuner dans cinq minutes… Retour à l’auberge, donc où j’ai retrouvé Corina et Markus devant mon café.

 

Ce jour-là, Anna (qui gère l’auberge) m’a proposé d’aller avec elle à Ulva Island, car je lui avais dit le jour de mon arrivée que j’avais envie de m’y rendre et que j’espérais rencontrer quelqu’un pour venir avec moi. Certes, j’avais dit la veille à Elisabeth que j’irai avec elle mais, comme les deux propositions étaient adorables, qu’à cela ne tienne, j’irai deux fois !

 

Anna est originaire de Wellington, elle est arrivée à Steward Island en janvier pour ce travail saisonnier et elle n’était encore jamais allée à Ulva Island, c’était donc une très belle occasion pour nous deux et un très agréable moment partagé. Nous avons beaucoup discuté et fait plus ample connaissance en marchant autour de l’île (c’est tout petit, environ 1H30 si on ne s’arrête pas). J’ai revu des wekas, cet oiseau qui ressemble au kiwi et que j’avais découvert à Abel Tasman. Il y en a énormément sur Ulva Island.

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Le tour fut assez rapide car Anna devait retourner à l’auberge pour son travail : je prendrai davantage le temps avec Elisabeth le lendemain, les deux visites auront donc été complémentaires. Voici deux autres photos, prises depuis le pont où on attendait le bateau pour le retour.

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Ce soir-là, j’ai répondu à vos derniers mails et j’ai commencé, cette fois pour de vrai, la rédaction du précédent article. A un moment, nous avons entendu un oiseau et il y avait là trois françaises arrivées quelques jours après moi (Jade et Margaux qui voyagent ensemble, ainsi qu’Alice). Donc à ce moment, les filles me disent « tu as entendu, c’était un kiwi ! » Je rigole, en disant qu’on a surtout envie que ce soit un kiwi mais, après vérification sur internet, le chant est en effet similaire… Sans réfléchir beaucoup plus, nous enfilons nos chaussures et en route pour essayer de le trouver alors qu’il était déjà minuit passé !

 

Toujours pas, comme vous savez… Cela dit, plusieurs personnes nous dirons le lendemain l’avoir entendu et penser également que c’était un kiwi.

 

Le mercredi 21 mars, comme promis à Elisabeth, je me suis levée pour le premier ferry vers Ulva Island, en dépit de la pluie ce matin-là et du fait que je m’étais couchée tard. Finalement, la pluie s’est calmée et, si on ne peut pas dire qu’il a fait beau, nous avons toutefois échappé au pire et nous avons passé un très agréable moment : marchant lentement, s’arrêtant souvent pour écouter les oiseaux, lézardant sur les différentes plages qui se trouvaient sur notre route… Nous avons vraiment pris tout notre temps et à la fin, comme il nous restait une bonne heure avant le prochain bateau, nous sommes retournées sur la plage la plus proche et en dépit du fait qu’il ne faisait pas chaud, nous avons enlevé nos chaussures et couru dans l’eau avec ravissement. Bon, elle était froide quand même… Voici deux photos, dont l’une d’un Robin (il s’agit d’un rouge-gorge, si j’ai bien compris).

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Nous avons également vu un Kakapo, il s’agit d’un perroquet et c’est un oiseau qui, tout comme le Kaka, ne se trouve qu’en Nouvelle-Zélande. Malheureusement, le Kakapo est difficile à photographier… En revanche, sur le chemin du retour, alors que j’étais en train de geler à moitié sur le bateau, on a vu un albatros !

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En revenant, j’ai pris un déjeuner tardif mais copieux (faut manger quand on a froid) en papotant longuement avec tous les présents car la météo n’incitaient guère à bouger (il pleuvait davantage que le matin). Enfin, je me suis disciplinée pour finir la rédaction du précédent article

 

Le soir, dernière chance pour la chasse aux kiwis… J’y suis retournée avec mes camarades français et, comme les filles s’étaient renseigné auprès du département de conservation sur la meilleure technique, nous sommes cette fois restés poster à un endroit sans avancer du tout car il leur a été dit que si l’on bouge, on fait du bruit et on minimise nos chances… Par ailleurs, il faut vraiment attendre sur un terrain ouvert, pas aller dans les buissons. Bon, ça n’aura pas été plus fructueux et on a fini par se dire que, si ça se trouve, le kiwi n’existe pas : c’est un mythe inventé pour faire courir les touristes et il y a des caméras et une chaîne de télé, où les habitants regardent les touristes tourner en rond dans un champ et se marrent… Ceux qui en ont vu ? Envoyés par le gouvernement pour faire marcher la conspiration !

 

On rigole on rigole… J’aurais certes pu payer pour un tour où j’étais à peu près sûre d’en voir mais j’ai décidé de ne pas le faire : autant, s’inscrire à des tours de touristes pour ce que je ne peux pas faire seule ou les activités qui doivent être encadrées, je le fais volontiers mais là, j’ai eu plein d’occasions d’essayer par moi-même. SI le kiwi n’est pas venu, c’est sa liberté et la nature qui veut que ça ne marche pas toujours comme on veut.

 

Au retour, j’ai chargé les photos et vidéos afin de publier le précédent article, à une heure indécente sinon ça n’aurait pas collé à ma procrastination évidemment…

 

Jeudi 22 mars, dernier jour à Steward Island, que j’ai quitté à regret. Le matin, cette fois, j’étais à l’heure pour aller enfin tester le petit déjeuner du pub/restaurant et ça valait le coup ! Ensuite, j’ai tranquillement attendu à l’auberge que ce soit l’heure du ferry, en m’occupant et papotant, encore et toujours, autour de la table du salon. J’ai pris le même bateau qu’Elisabeth et, en effet, la traversée était bien plus calme qu’à l’aller. Il y avait certes quelques remous mais nous avons pu faire le trajet assises à l’extérieur. Puis, alors que je retrouvais un bus Stray à l’arrivée pour poursuivre mon voyage, nous nous sommes dit au revoir.

 

Je devais retourner à Queenstown, juste pour la nuit avant la prochaine étape. A la base, ça ne devait être qu’un arrêt pour dormir mais ça s’est transformé en une soirée très sympa, car Frida était à Queenstown également. Nous nous sommes donc retrouvées avec bonheur et s’est joint à nous Will, un garçon de San Francisco que Frida avait rencontré sur sa route durant la journée. Nous n’avions pas de plan précis et nous avons finalement jeté notre dévolu sur un bar d’où émanait de la musique live qui faisait bien envie. Nous avons pris une bière, puis une deuxième et, vers minuit, j’ai eu envie d’un burger… J’avais mangé beaucoup trop de légumes à Steward Island et je n’avais certainement pas oublié que le Fergburger, très connu à Queenstown, était ouvert jusqu’à 5H du matin… Les autres ont adhéré à mon initiative et nous avons élu domicile dans le hall de l’hôtel où je séjournais pour le manger. Donc, cette photo, c’est juste pour la blague et le souvenir…

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Dire au revoir à Frida a été un peu pénible mais ainsi va la vie des voyageurs…

 

Voilà pour cette fois ! Je vous épargne l’habituel couplet sur le fait que mes réponses à vos messages arrivent, hein ?

 

Dans à peine plus d’une semaine, c’est la fin de ce merveilleux voyage… Je suis sereine à cette idée, je crois vraiment que quand on voyage, on se prépare sans le savoir en fonction de la durée prévue… Je ne vais pas vous faire un roman sur les émotions un peu mélangées que je ressens, je crois que c’est un truc qui va se passer entre moi et moi-même. EN revanche, avec un peu de chance (ou de persévérance et d’autodiscipline), le prochain article sera celui où je rattraperai mon retard… J’espère, en tout cas !

 

PS : je ne sais pas si c'est mon ordinateur, ma connexion ou Canalblog, mais j'ai eu carrément du mal pour charger les photos cette fois... Donc, s'il y a quelque chose qui n'est pas conforme dans leur affichage ou leur ordre d'apparition, s'il vous plaît dites-le (pour le sens, mon frère repassera derrière comme à chaque fois et encore un grand merci à lui pour ce travail !)

 

PS2 : je soupçonne clairement Canalblog, qui en ce moment a de longues périodes durant lesquelles il ne s'ouvre plus du tout (comme là quand j'ai voulu publier... Sérieusement, j'étais prête depuis plus d'une heure !)