Pour une raison que j’ignore, Canalblog a de nouveau décidé de se mettre en grève ces derniers jours et de ne plus m’envoyer les notifications de vos commentaires. Donc, j’ai fait attention mais si jamais j’ai oublié quelqu’un dans mes réponses, vous avez le droit de venir vous plaindre.

 

Vendredi dernier, le 23 février, je prenais donc un je-ne-sais-quantième bus Stray pour me rendre à Franz Josef où se trouve un glacier. Arrivée sur place, je me suis laissé tenter, comme la plupart de mes camarades, par la soirée « pizzas à volonté » organisée chaque soir par l’auberge : je suis définitivement incapable de résister à toute idée d’un repas organisé… J’ai passé une agréable soirée, principalement avec Sara, une suédoise, qui voyage avec sa marraine Catarina.

 

Le lendemain, samedi 24 février, je m’étais inscrite pour le tour guidé visant à aller voir le glacier. J’avais entendu que c’était une marche facile que l’on pouvait faire par soi-même mais, n’en connaissant pas la difficulté et une fois de plus, n’étant pas sûre de trouver quelqu’un pour le faire avec moi vu que j’arrivais dans un énième nouveau groupe, le tour guidé me garantissait de pouvoir y aller.

 

Le glacier Franz Josef, tout comme son voisin le glacier Fox, sont spéciaux du fait qu’ils sont les glaciers au monde qui se trouvent les plus proches de la mer, à seulement 300M d’altitude et une quinzaine de kilomètres de la mer de Tasman (toujours sur la Côte Ouest de l’île du sud).

 

Donc, ce matin-là, j’ai fait connaissance avec ma guide et j’ai dû signer un tas de trucs garantissant que je n’avais aucun problème de santé pouvant me mettre en danger… Logiquement, je me suis donc attendu à une rando un peu difficile et j’en étais très contente, j’avais envie de sentir la nature dans mon corps et la difficulté dans mes jambes…

 

Sauf qu’il n’en fut rien du tout ! Ce n’était pas une randonnée, c’était définitivement une balade, toute plate et hyper facile. Qui plus est, il y avait d’autres personnes (pas de Stray) qui participaient au tour, sauf qu’eux sont partis d’un côté avec un guide et moi de l’autre, toute seule avec ma guide. Lorsque j’ai demandé pourquoi on ne prenait pas la même route, elle m’a répondu qu’on allait au même endroit mais que leur chemin était un peu plus raide et ardu… Mais je le voulais, moi, le chemin plus raide et ardu ! Comme il n’y a pas grand-chose qui m’agace davantage que le fait qu’on pense que je suis en sucre et que, sans me demander mon avis, on me ménage dès lors qu’il faut lever le pied de plus de 10CM, et bien j’étais frustrée. Stupide, sans doute mais voilà, je n’avais pas envie d’être mise à l’écart. Par ailleurs, je connais des gens qui ont fait la balade par eux-mêmes et, vraiment, elle ne contient aucune difficulté particulière.

 

Bon, c’était tout de même trop cool, il serait malvenu de dire le contraire et j’ai appris des choses, ma guide ayant eu à cœur de tout m’expliquer. Tout au long de la route, elle s’arrêtait pour me faire toucher les plantes, m’en expliquer les propriétés traditionnelles utilisées par les maoris, me faire toucher les roches et m’expliquer la formation des stries que l’on peut y sentir par l’eau qui descend du glacier.

 

Elle m’expliquait en outre le paysage, la couleur des eaux de la rivière… Ça avait l’air magnifique. Voici plusieurs photos, du glacier de loin et de plus près, de la cascade sur le chemin ainsi que de la rivière qu’on longe tout au long de la promenade, il s’agit de la rivière consécutive à la fonte des eaux du glacier.

 

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Jusqu’en 2012, les tours guidés permettaient de se rendre à pieds sur le glacier ce qui, bien évidemment, ne pouvait être fait seul. Toutefois, le glacier recule trop rapidement depuis plusieurs années, la glace fond trop vite et il y a désormais des risques que des blocs de glace ne se décrochent, ce qui rend maintenant impossible toute excursion à pieds. Qui a dit que le réchauffement climatique était une invention complotiste, hein ? … A ce rythme-là, il n’est pas sûr que la génération suivante connaisse ce glacier… Par conséquent, le seul moyen aujourd’hui de s’y rendre est par hélicoptère.

 

La balade à pieds ne nous amène donc qu’à un point d’observation, à environ 500M du glacier et, je pense (mais je n’en suis pas sûre) que les tours guidés ont été transformés après 2012. Comme physiquement il n’y a vraiment pas besoin d’aide pour la marche, la plus-value tient dans les explications botaniques et géologiques.

 

Avant de le faire, je n’avais pas compris que l’on ne pouvait pas s’approcher plus près du glacier. Je me doutais qu’on ne serait pas sur le glacier vu qu’on nous disait qu’on pouvait faire la balade seul mais, bêtement, je m’attendais quand même à sentir la glace ou quelque chose… Bon, prendre l’hélicoptère coûtait la peau des fesses mais, un jour, je marcherai sur un glacier, allez, rajoutons ça à la longue liste des voyages qu’il me reste à faire !

 

Sur le chemin du retour, nous sommes passés au milieu des buissons car ma guide voulait me montrer une plante particulière, qui symbolise pour les maoris le cycle de la vie. En effet, lorsqu’elles poussent, les racines se développent d’abord en rond avant de devenir des feuilles qui donneront elles-mêmes lieu à de nouvelles racines qui grandiront en rond, etc. Comme elle l’avait fait quelques fois sur le chemin aller où j’avais goûté plusieurs feuilles utilisées pour diverses propriétés par les maoris, ma guide m’a donnée un morceau de racine et, sincèrement, ça avait un goût de noix, c’était croquant et j’ai trouvé ça bon !

 

Je suis revenue à l’auberge vers 14H et, comme c’est une heure où globalement les gens sont déjà partis ou pas encore revenus de leurs occupations de la journée, j’étais un peu désœuvrée et je n’ai rien fait de bien constructif pour le reste de la journée. Le soir en allant cuisiner pour mon dîner, j’ai retrouvé Sara et Catarina et j’ai à nouveau passé un bon moment avec elles.

 

Le lendemain, dimanche 25 février, nous quittions Franz Josef, direction la région de l’Otago au sud de l’île du sud. A quelques minutes de route des glaciers, nous nous sommes arrêtés au lac Matheson, il y avait la possibilité d’une balade d’une petite heure que j’ai faite avec Sara. Nous avons speedé car le chemin semblait plus long que ce que nous avait indiqué le chauffeur de notre bus et, nous avons beaucoup rigolé aussi parce que c’était une boucle autour d’un lac sans quasiment voir le lac car ce dernier était caché derrière les arbres… Il y avait beaucoup de brouillard et le temps était assez menaçant mais ce lac est réputé car ses eaux reflètent les sommets des montagnes alentours. La balade nous mène à différents points de vue et voici une photo un peu plus parlante que les autres malgré la météo.

Lac_Matheson

 

Voici une autre photo, d’une cascade quelques heures plus loin sur notre route vers l'Otago.

Cascade_sur_la_route

 

Notre première étape dans l’Otago était la ville de Wanaka. J’avais décidé de rester pour la première nuit dans l’auberge prévue par Stray, bien que je sache qu’elle serait naze : c’était la même chaîne que la toute première auberge à Paihia et, des fois que j’aurais eu un doute, je me suis souvenue pourquoi je l’avais trouvé horrible. Autant, il y a des choses sur lesquels j’ai revu mon jugement, constatant que c’était le cas dans de nombreuses auberges (pas de casiers ni de wifi gratuit ou illimité), autant sur le point de la propreté… La cuisine et les sanitaires sont immondes, si bien qu’ils avaient eu des cafards quelques jours avant notre venue !

 

Néanmoins, je savais qu’il y avait de très chouettes balades à faire dans le coin car c’est une région montagneuse et, rester avec les gens de Stray, dans un groupe que je connaissais puisque nous étions ensemble depuis trois jours, me donnaient plus d’opportunités sur ce point. Grand bien m’en a pris, voilà qui était bien inspiré car, le soir de notre arrivée, dans mon dortoir, mes camarades de voyage ont décidé d’aller à Roys Peak le lendemain et m’ont gentiment proposé de venir avec eux.

 

Roys Peak est un sommet qui se situe à environ 1600M d’altitude. L’ascension fait 1200M de dénivelé et prend environ 3H. On peut y aller à tout moment mais le top consiste à grimper au sommet pour le lever du soleil et c’était bien ça le plan. Donc, réservation d’un taxi qui nous emmènerait à 3H du matin le lendemain vers le début de la randonnée, passage au supermarché pour les provisions et dîner de bonne heure, nous étions au lit à 21H30 car le réveil sonnait à 2H15…

 

Alors qu’un peu avant 3H j’attendais mes camarades à la réception en ce lundi 26 février, j’ai croisé un gars (déjà levé ou pas encore couché, allez savoir) qui me demande si je suis bien sûr d’avoir emmené assez de couches de vêtement dans mon sac. Je lui réponds, un peu désinvolte que oui, j’ai une veste coupe-vent, ça ira. Là, il me dit que, définitivement, je devrais prendre plus que ça parce que, vraiment, au sommet, il caille. J’ai donc été sage, j’ai écouté ceux qui savent mieux que moi et j’ai attrapé en catastrophe un autre pull au hasard au milieu de mes vêtements déjà emballés (puisque je quittais cette auberge ce jour-là). Eh bien, mes amis, ce fut une rencontre salvatrice, heureusement qu’il était là pour m’avertir, je ne vous dis que ça !

 

Avec moi pour cette randonnée, une suisse, un anglais et trois puis quatre néerlandais (oui, il y a presque autant de néerlandais que d’allemands durant ce voyage, c’est fou). Parmi les néerlandais, nous nous sommes à nouveau retrouvés dans un groupe commun avec Sytse ! C’est assez marrant, nous ne nous arrêtons pas le même temps aux mêmes endroits mais notre durée de voyage est à peu près similaire, si bien que nous nous sommes croisés régulièrement (nous nous étions déjà revu rapidement à Abel Tasman).

 

Le fait que le taxi soit venu nous chercher si tôt nous a fait commencer la randonnée à 3H30. Le lever du soleil étant prévu pour 7H15, cela nous laissait davantage que les 3H annoncé et ça me rassurait car, honnêtement, j’avais à nouveau cette peur de ne pas suivre le rythme et d’être un boulet pour les autres… Sytse avait posé la question en amont à la réception et ils avaient confirmé que c’était une marche possible à suivre pour moi, attendu que le chemin était très large.

 

Alors, vous vous souvenez de ma frustration du manque de difficulté à Franz Josef ? Oubliée ! Je l’ai senti dans mon corps là pour le coup la nature… Durant les 20 premières minutes, j’ai honnêtement cru que j’allais mourir et que mes jambes n’allaient jamais me porter… Au bout de cinq minutes, j’étais à deux doigts de m’asseoir par terre et de dire « non, je n’y arriverai jamais, continuez sans moi je vous attends ici… » Mais mon orgueil n’a pas de limite et ça n’aurait quand même pas été très glorieux de vous dire « bon, j’ai lâchement abandonné et je suis restée assise au milieu de la route toute la nuit… » Du coup, je me suis tut et j’ai continué à mettre un pied devant l’autre, en jalousant affreusement mes camarades qui arrivaient à parler tout en grimpant…

 

Toutefois, au bout d’un moment, le dénivelé devenait moins sévère et, surtout, je me suis rendue compte qu’en effet, le chemin était très large et que je pouvais facilement marcher toute seule, sans tenir le bras de quelqu’un, en les suivant simplement à l’oreille. Qu’est-ce que c’est plus confortable d’avoir les bras libre ! Du coup, aucune difficulté supplémentaire pour moi, simplement la grimpette comme pour tout le monde. Je pense aussi que mon corps s’est habitué, que j’ai trouvé le rythme qui me convenait et que, étant donné que nous étions larges niveau timing, je n’avais pas besoin d’accélérer par rapport à mon rythme naturel (même si j’étais la plus lente, ce que personne ne m’a jamais fait remarquer).

 

L’une des filles du groupe a mis de la musique pour la motivation de tous et, finalement, à part la toute dernière partie qui était vraiment raide parce que nous avons pris le mauvais chemin et que nous nous sommes retrouvés à faire quasiment de l’escalade, le reste s’est déroulé sans accroc. Victoire, même en allant à notre rythme nous n’avons pas mis plus de temps, pile les 3H annoncées et nous sommes arrivés au sommet à 6H30. Nous étions bien fiers de nous et, en plus, sans faire exprès nous avons pris le raccourci difficile, ce qui nous a bien fait rire surtout au moment de la descente quand nous avons vu le bon chemin qui était tellement plus simple…

 

Du coup, eh bien il fallait attendre le lever du soleil durant 45min et c’est précisément à ce moment-là que j’ai béni ma rencontre de la nuit à l’auberge qui m’a fait prendre un pull supplémentaire car, en effet, il faisait 4° là-haut et une fois qu’on avait fini de transpirer en grimpant, c’était violent ! Je me suis maudite aussi, d’ailleurs, parce que je me suis souvenue que j’avais une polaire dans mon sac facile d’accès mais que, à force de ne pas en avoir besoin je l’avais oublié… Ça aurait été le moment, pourtant.

 

Nous n’étions pas les seuls à avoir fait l’ascension, bien évidemment et nous nous sommes retrouvés au sommet avec quelques dizaines d’autres personnes, assis sur des rochers, à tenter d’oublier qu’on était en train de geler sur place. La vue semblait néanmoins magnifique et valait largement les efforts.

 

Roys_Peak_Top_1

Roys_Peak_Top_2

 

Nous sommes restés au sommet jusqu’à 8H mais, à ce stade, je ne sentais plus du tout mes doigts ni mes orteils et, tous, nous avions vraiment besoin de nous remettre en marche pour nous réchauffer.

 

Cependant, il suffisait de marcher quelques centaines de mettre pour nous retrouver au soleil et la descente fut une vraie promenade de santé, durant laquelle nous nous sommes arrêtés à de très nombreuses reprises pour prendre des photos de la vue, manger et se reposer sur l’herbe. Moralité, lorsqu’on est arrivé en-bas, il était 14H ! Voici deux photos du chemin retour, avec des moutons car, oui, je trouvais que je n’avais pas assez de photos des 40 millions de moutons néo-zélandais alors, j’ai donné mon téléphone à Alex qui s’est investi à fond pour les photographier.

 

Roys_Peak_Way_Down_1

Roys_Peak_Way_Down_2

 

De retour à Wanaka, nous sommes allés nous chercher des glaces que nous avons dégustées au bord du lac, en trempant nos pieds fatigués dans l’eau bien fraîche. La météo était parfaite et nous n’avons pas eu une seule goutte de pluie de la journée, dans cette région pourtant connue pour être pluvieuse.

 

Bon, le soir, ce fut un peu une galère car je changeais d’auberge et que je devais me demander comment y aller… Le GPS aurait été possible mais, avec mes réserves de courses dans une main et ma canne dans l’autre, je n’avais plus de main disponible pour le tenir… J’ai donc dû prendre un taxi parce que les bus n’existent toujours pas hors des grandes villes ici et j’ai à nouveau eu un moment de « qu’est-ce que ça m’agace de ne pas être autonome » mais c’est passé rapidement.

 

Le lendemain, mardi 27 février, je suis partie en direction de l’office du tourisme de Wanaka. J’avais en effet lu sur internet que l’on pouvait se rendre dans des vignes pour une dégustation de vin gratuite, il n’en fallait donc pas davantage pour que je me dise « mais tiens, quelle bonne idée ». Toutefois, je n’y croyais pas trop, je pensais que c’était juste une opportunité à certains moments mais que ça ne coûtait rien de poser la question. Et, incroyable ! Le site de Rippon Vineyard est en effet ouvert tous les jours de 11H à 17H, les dégustations y sont gratuites et on peut donner ce que l’on veut à la sortie. La dame de l’office du tourisme me dit que pour y aller à pieds c’est à environ une heure et, comme il faisait beau, que j’avais le temps et du réseau pour le GPS, j’ai décidé de tenter le coup. Dans le même temps, j’étais en contact via Messenger avec Keylee, une néerlandaise de Stray qui était dans mon dortoir à Franz Josef et était arrivée un jour après moi à Wanaka, pour voir quand on pouvait se croiser. Finalement, étant donné que l’endroit où elle voulait se rendre était trop loin, elle s’est laissé tenter par mon plan et nous y sommes allées ensemble.

 

Le chemin vers les vignes sortait du village et longeait le lac Wanaka, c’était absolument magnifique. Nous nous sommes arrêtées un moment sur des rochers au bord du lac pour manger nos sandwichs et Keylee s’est chargée des photos. Il est magnifique, ce lac, entouré de tous ces sommets…

Lac_Wanaka

 

Arrivées à l’endroit indiqué, nous n’avons eu à attendre que quelques minutes pour la dégustation suivante et nous nous sommes retrouvés dans un groupe d’une vingtaine de personnes venant du monde entier mais surtout d’Europe.

 

Nous avons goûté cinq vins différents : trois blancs (dont un Gewurz !), un rosée et un rouge (du Pinot Noir, produit massivement dans la région de l’Otago Central, au sud-est de l’île du sud).

 

Sur le chemin du retour, Keylee et moi sommes parties en quête du « Wanaka Tree » : il s’agit de l’arbre le plus photographié de Nouvelle-Zélande, il pousse au milieu du lac et il y a un hashtag spécial rien que pour lui sur les réseaux sociaux… Nous avons donc pris de bonnes photos de touristes, comme il se doit !

Wanaka_Tree

 

Encore une très chouette journée, sans pluie ! Le soir, j’aurais eu le temps de commencer cet article mais je n’ai pas réussi à décoller de YouTube… C’est que je ne peux pas être productive tout le temps et si je pouvais faire les choses sans être à la bourre, vous le sauriez.

 

Le lendemain, mercredi 28 février, je reprenais un bus Stray, direction Queenstown, toujours dans l’Otago. Queenstown est connue pour être une ville très touristique, particulièrement tournée vers les activités à sensations fortes (genre saut à l’élastique et autres joyeusetés) : Wanaka est également tournée vers le tourisme mais davantage le tourisme des néo-zélandais, qui préfèrent Wanaka à l’agitation de Queenstown.

 

Le matin au moment du départ, j’ai retrouvé Kiki, une néerlandaise qui séjournait dans la même auberge que moi et avait fait partie de notre expédition à Roys Peak. Voici une photo qu’elle a prise ce matin-là, toujours du lac Wanaka.

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Avant de quitter Wanaka, le bus pouvait nous déposer au Mount Iron où l’on pouvait faire une marche d’une bonne heure. Encore un sommet, encore de la montée mais pour bien moins haut et bien moins longtemps ! Kiki et moi l’avons donc fait ensemble et nous avons passés un agréable moment. On l’a pris super à la cool en se disant « pff, facile… » Mais à la fin, on a dû sacrément accélérer le pas parce qu’on s’est rendu compte que la descente prenait beaucoup plus de temps que les 20min annoncées par notre chauffeur… Voici une photo de la vue du Mount Iron.

Mount_Iron

 

J’aurai pas mal marché durant mon séjour à Wanaka, ce qui m’a fait beaucoup de bien et je suis très heureuse d’avoir pu profiter de cette région de montagnes comme il se doit. Non, je ne suis pas rassasiée le moins du monde, je veux marcher encore, j’ai des fourmis dans les jambes ici !

 

Durant ces cinq derniers jours, j’avais donc passé beaucoup de temps avec les gens de Stray : je restais globalement ni plus ni moins longtemps qu’eux aux différents endroits, ce qui permettait qu’on se retrouve facilement et c’était vraiment bien d’avoir autant d’opportunités avec des gens très chouettes. A Queenstown toutefois, je les lâchais à nouveau, séjournant dans une auberge différente. J’avais prévu de retrouver Chris, l’anglais rencontré à Greymouth qui y arrivait le même jour que moi.

 

Là où je suis vraiment contente, c’est que je me pose souvent des tas de questions sur le temps que je veux passer aux différents endroits pour en profiter au mieux et, jusqu’à présent, les choses se sont toujours bien goupillées et j’ai toujours été contente de mes décisions. Je pense avoir trouvé un bon équilibre entre les temps avec le groupe Stray surtout lorsqu’on est en pleine nature et qu’il y a des balades à faire et, d’autres moments plus proches des villes où, grâce à la technologie et à mon application GPS, je peux être indépendante.

 

Une fois que je m’étais organisée pour les deux prochains jours, Chris et moi nous sommes donc donnés rendez-vous au bord de l’eau à Queenstown pour profiter des derniers rayons de soleil assis dans l’herbe. Comme à Greymouth, Chris avait avec lui une bouteille de vin rouge à finir donc, une fois de plus, il ne manquait vraiment rien à mon bonheur. Nous avons été rejoint par Pia, une allemande qui partageait la même chambre que Chris et, au fil des discussions, le programme de la soirée s’est dessiné : nous allions participer à un « pub crawl » organisé par l’hôtel où tous les deux séjournaient. Le principe du « pub crawl » que je ne connaissais pas, consiste à payer une certaine somme d’argent pour avoir droit, dans différents bars successifs de la ville, à des shooter gratuits et des réductions sur les autres boissons en plus de quelques parts de pizzas (mais pas trop, le but étant clairement plus de boire que de manger…) Un concept venu tout droit d’Angleterre, les british étant définitivement très bons lorsqu’il s’agit d'idées pour picoler…

 

Comme les parts de pizzas qu’on nous promettait n’étaient pas suffisantes pour nous nourrir, Chris et moi sommes allés nous partager une vraie grande pizza avant et j’ai joyeusement profité d’un bon qu’il avait reçu pour des bières gratuites… Juste avant un pub crawl, ça démarrait bien !

 

Donc, que dire ? On a fondamentalement fait la tournée des bars (voilà pourquoi Queenstown est connue en partie pour sa vie nocturne). L’une des étapes était dans un endroit appelé « Ice Bar ». Le concept ? Il fait -5° dans le bar et tout est en glace : les murs, le comptoir, les verres… On vous distribue des vestes chaudes à l’entrée et des gants pour tenir les verres, ce qui ne m’a pas empêché de me réveillée avec une demi-crève le lendemain… Ma question du jour : qui est-ce qui s’est réveillé un matin en se disant « tiens, je vais faire un bar tout en glace, ça va être mortel » ? Définitivement une bonne expérience, très marrante à vivre mais pas l’endroit où je me jetterais tous les week-ends… L’avantage c’est que quand vous sortez de là, vous avez l’impression qu’il fait hyper chaud dehors et vous ressentez d’autant plus le plaisir d’être en robe et sandales.

 

Une bonne soirée, en résumé ! Je n’ai que très peu fait la fête depuis que je suis en Nouvelle-Zélande, étant davantage tournée vers mes visites et découvertes, j’ai donc trouvé ce moment particulièrement agréable.

 

Le jour suivant, jeudi 1er mars (quoi, on est déjà en mars ?), j’ai commencé par une matinée tranquille à m’occuper de tout ce que je laisse traîner d’habitude : lessive, e-mails, etc. Puis je suis à nouveau allée retrouver Pia et Chris à leur hôtel car ils avaient… De la bière, encore ! Mais qu’est-ce qu’on picole à Queenstown… Nous nous sommes donc retrouvés dans leur cuisine, à glandouiller tranquillement. Pour le soir, le plan consistait, en premier lieu à se commander un burger de chez Fergburger, une véritable institution de Queenstown, les burgers les plus célèbres de Nouvelle-Zélande. Pour la suite, Pia ainsi qu’un autre allemand avaient reçu des bons pour l’un des bars où nous étions allés la veille, de la part de l’hôtel en compensation car c’était le jour où ils désinfectaient les chambres et donc ils ne pouvaient pas y accéder durant quelque heures… Ah ben voilà, c’est cet hôtel qui nous incite à boire depuis le début, en fait, c’est pas nous !

 

Les burgers étaient délicieux, on n’est même pas venu à bout de nos deux bons dans le bar et, une fois de plus, j’ai passé une très bonne soirée, simplement entre amis : je ne peux pas vraiment dire que je connaisse les paysages de Queenstown, du coup mais au moins, j’ai fait connaissance avec sa vie nocturne et c’est super aussi. Nous avons néanmoins été raisonnable ce soir-là et, pas trop tard, nous nous sommes séparés et j’ai dit au revoir, le cœur un tout petit peu pincé de ne pas pouvoir se dire « à bientôt » comme je l’aurais fait avec mes copains en France mais heureuse de la perspective à venir.

 

En effet, aujourd’hui, vendredi 2 mars, je prends un vol intérieur, direction Wellington, pour retrouver W (que je voyais à Auckland, si vous vous souvenez) ainsi que C, une amie de la même bande venue lui rendre visite. Toutes deux parcourent l’île du nord durant 15 jours et, n’étant pas dans le même timing qu’elles je ne me joins pas à elles pour l’ensemble de leur voyage, mais nous avons planifié de nous retrouver au milieu de leur séjour, dans la capitale qui était pour moi un lieu facile à relier d’où que je sois. Nous allons passer quatre jours ensemble et j’ai hâte ! Je vais donc quitter Stray pour environ deux semaines car je ne retournerai pas de suite à Queenstown après avoir quitté mes amies, je vous raconterai ça la prochaine fois.

 

C’est donc de l’aéroport de Queenstown (où je suis arrivée bien en avance avec mon bus ce matin) que j’ai commencé cet article, de l’aéroport de Christ Church (où j’ai été en escale pour 4H) que je l’ai fini et de Wellington que je publie, après avoir demandé leur aide précieuse à mes amies pour les photos.

 

C’est parti, retour pour quelques jours sur l’île du nord !