Normalement, j’ai rattrapé mon retard (pas du tout dans l’écriture de ces articles mais pour répondre à vos messages) donc, si j’ai oublié quelqu’un ou quelque chose, venez vous plaindre !

 

J’en étais donc resté au dimanche 11 mars (oui, le retard s’est accumulé…) où j’ai dit au revoir une nouvelle fois à Baha et Maysoon et ai pris un vol intérieur, de retour vers l’île du sud ; plus précisément à Dunedin, au sud-est de l’île, capitale de l’Otago (région dont font partie Wanaka et Queenstown dont je vous ai parlé juste avant mon retour sur l’île du nord). Dunedin est la deuxième ville la plus peuplée de l’île du sud, après Christchurch. Pour vous donner une idée, Dunedin c’est environ 128000 habitants alors que Queenstown, dont on parle beaucoup car c’est un haut lieu du tourisme international, ce n’est que 10000 habitants (si on ne compte pas les touristes qui doivent multiplier la population par 10, ou pas loin…)

 

Dunedin est une ville qui a été fondée par des colons écossais en 1848  après que le terrain a été acheté pour presque rien aux maoris. La population s’est développée de façon impressionnante au moment de la ruée vers l’or dans les années 1880. Son nom est d’ailleurs le nom écossais d’Edimbourg et l’héritage écossais perdure toujours aujourd’hui. J’espérais croiser des joueurs de cornemuse juste pour le fun mais je n’en ai entendu aucun… A vrai dire, l’atmosphère était très calme en ce dimanche. La ville est également connue en Nouvelle-Zélande pour son université, la plus ancienne du pays, qui attire des milliers d’étudiants, particulièrement en médecine. Je vous avais parlé il y a quelques temps de Jay, un garçon d’origine chinoise étudiant justement la médecine à Dunedin, que j’avais rencontré à Greymouth et qui m’avait proposé de me faire visiter la ville le jour de mon arrivée. C’est donc ce que nous avons fait : à ma descente de l’avion, j’ai pris une navette pour rejoindre mon auberge puis nous nous sommes retrouvés, à l’heure du déjeuner et il m’a emmené dans un restaurant asiatique dans lequel il a ses habitudes..

 

Il m’a demandé ce que je voulais voir de la ville et il a organisé le tour de la façon la plus logique possible en fonction de ce que j’avais lu. Nous avons commencé par Baldwin Street, qui est la rue la plus inclinée du monde (35 degrés). Bon, honnêtement, c’est raide mais pas de quoi en faire un plat parce que c’est très court et en cinq minutes, on est en-haut : je ne la tenterais certes pas en vélo mais à pieds, Montmartre est plus crevant (oui, j’ai les références que je peux…) Voici une photo de la vue d’en-haut parce que c’est quand même ça, le but.

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Il y a une tradition à Dunedin : pendant le festival du chocolat en hiver, des milliers de bonbons jaffas (ce sont des petites boules de chocolat à l’orange enrobées dans du sucre rouge) sont déversés du haut de la pente, avec un numéro de tombola et les premiers bonbons arrivés en bas désignent les vainqueurs… Personnellement, je trouve que ça s’appelle « gâcher du chocolat » mais le principe est quand même marrant et à chacun son folklore, après tout !

 

Ensuite, Jay avait envie de me montrer l’université donc nous sommes allés y faire un tour et je dois bien admettre que le cadre pour étudier est fort sympathique : un jardin, une fontaine (franchement, moi, quand je me posais dans de tels endroits soi-disant pour réviser, je ne faisais généralement pas grand-chose…) Je vous mets une photo d’un bâtiment pour que vous puissiez vous faire une idée de l’architecture de la région, les constructions de la ville étant principalement réalisées avec le calcaire de l’Otago. Je voulais vous mettre plutôt une photo de la gare mais il y avait un gros bus garé devant donc ce bâtiment est plus parlant.

Dunedin_Universit_

 

La gare de Dunedin est en effet réputée pour son architecture originale. D’après le site de Kiwipal, qui n’est pas très à jour mais que je consulte quand même régulièrement pour me faire une idée des lieux où je suis : « sa construction mélange le calcaire beige d'Oamaru, la pierre bleue de l'Otago et le marbre d'Aberdeen ». Le bâtiment serait le plus photographié du pays. Il n’y a plus que des trains touristiques qui y passent, le train n’étant pas un moyen de transport répandu en Nouvelle-Zélande. Le hall est impressionnant, le sol étant totalement recouvert de milliers de petits carrés de mosaïques. Voici deux photos, l’une du sol et l’autre depuis le quai.

Dunedin_Gare_1

Dunedin_Gare_2

 

Après ça, direction l’Octagon, il s’agit de la place centrale qui concentre l’activité de la ville, avec ses commerces et ses cafés. La place est nommée ainsi car… Elle est en forme d’octogone ! Nous sommes allés faire un tour à St-Paul’s Cathedral qui s’y trouve.

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Puis, j’avais envie d’aller voir le jardin chinois, il s’agit d’un jardin construit uniquement avec des pierres importées spécialement de Chine dans le but de rendre hommage aux prospecteurs chinois qui ont accompagné la ruée vers l’or. C’est un lieu que j’ai trouvé agréable et paisible, mais je ne m’attendais pas à ce que l’entrée soit payante : ce n’est certes pas cher mais le jardin est tout petit donc ça sonne quand même comme une occasion de faire du business à peu de frais. Cela dit, en y réfléchissant, je me dis que ça doit permettre de financer les événements qu’ils organisent. Je suis bien contente de l’avoir vu, je ne regrette pas du tout et puis, Jay avait l’air d’aimer cet endroit où, m’a-t-il dit, il se rend régulièrement (notamment pour des célébrations de la communauté chinoise). Il m’a notamment fait écouter une vidéo d’un concert auquel il avait assisté, où un chanteur d’opéra chinois était venu se produire il y a quelques temps.

Dunedin_Jardin_Chinois

 

Notre dernière étape fut à la plage de St-Claire, à quelques minutes en voiture de la ville, où nous nous sommes assis pour quelques temps au bord de l’eau. Comme presque partout en Nouvelle-Zélande, les vagues sont hautes et le bruit de l’océan est impressionnant de puissance. Non, je n’ai pas testé la baignade, les rares personnes dans l’eau étaient des surfeurs en combinaison.

Dunedin_St_Clair_Beach

 

Pour l’histoire un peu drôle, sachez que j’ai visité Dunedin à la manière d’un chinois : à savoir on passe de point en point, on s’arrête une demi-minute le temps de faire la photo souvenir que tous les touristes font puis on file en direction de l’étape suivante… A ce rythme-là, je comprends qu’ils arrivent à visiter toutes les capitales européennes en deux semaines... Déjà, j’ai eu le sentiment que, vraiment, Jay comprenait difficilement que je ne veuille pas être sur les photos histoire de prouver que j’avais été là… Au bout d’un moment, il a fini par percevoir que, moi, j’aime bien me poser et sentir l’atmosphère des endroits où je suis plutôt que de tracer  et j’ai bien perçu qu’il faisait un effort pour moi, mais au bout de quelques minutes il ne savait plus bien quoi faire de sa peau et fallait qu’on bouge… Il a élaboré un itinéraire prenant en compte tous les endroits que j’avais en tête, mais il ne m’a pas suggéré quelque chose que lui aime bien (si ce n’est le déjeuner dans un restaurant asiatique). C’était très sympa, vraiment et je lui suis reconnaissante d’avoir pris son après-midi pour me balader, mais j’ai senti la différence culturelle pour le coup.

 

Finalement, nous avons fait un arrêt supermarché pour que je puisse me nourrir les prochains jours avant qu’il ne me ramène à mon auberge et qu’on se dise au revoir. Vraiment, il a été adorable et disponible.

 

Le soir, j’ai commencé, plutôt laborieusement, à rédiger le précédent article (car, oui, il y a désormais un article de retard entre le moment où je vis les choses et le moment où je vous les raconte…)

 

Le lendemain, il était prévu que je me rende à Alexandra, toujours dans l’Otago, pour y rencontrer des français faisant partie de la famille d’amis et travaillant dans la production de vin : on ne se connaissait pas du tout mais, comme promis à mes amis, j’avais pris contact avec eux pour leur dire que j’étais dans la région et ils m’ont très gentiment invitée. Donc, le matin de ce lundi 12 mars, je n’ai pas fait grand-chose d’autre que de continuer (toujours laborieusement) la rédaction du précédent article, me rendre au centre-ville pour acheter du chocolat à mes hôtes dans la principale rue commerçante de Dunedin puis aller boire un café sur la place de l’Octagon avant de prendre mon bus Intercité.

 

Arrivée à Alexandra, j’ai été chaleureusement accueilli chez A et M avec leurs deux garçons : un dîner savoureux, du bon vin bien entendu, une chambre rien que pour moi, je n’ai eu à m’occuper de rien du tout et j’ai été bichonnée comme une princesse. C’était vraiment chouette de rencontrer des français vivant depuis longtemps en Nouvelle-Zélande car, lorsque l’on parle de la Nouvelle-Zélande pour tenter de mieux la comprendre, nous savons que nous nous appuyons sur le même référentiel.

 

Le mardi 13 mars, après un excellent petit déjeuner, M m’a ramené à l’arrêt de bus, direction Queenstown, le retour. Cette fois-ci, mes copains de bar de la dernière fois n’étaient pas là alors, le plan était surtout d’être tranquille (c’est souvent mon plan, ces derniers temps, d’ailleurs…) J’avais réservé à l’hôtel où mes copains avaient été, que j’avais découvert grâce à eux : plus confortable, plus central et au même prix que celui où j’avais séjourné la première fois. Lorsque je suis arrivée, j’ai terminé (laborieusement encore, oui, plus que jamais) la rédaction et la publication du précédent article et, surtout, j’ai glandouillé sur internet parce que j’adore faire ça et que ça me manquait un peu.

 

En revanche, le mercredi 14 mars, il s’agissait quand même que je vois autre chose de Queenstown que ses bars alors, pour le coup, je fus productive ! Je n’avais envie d’aucune activité à sensations fortes que l’on vend aux trop nombreux touristes internationaux de cette ville et qui coûtent la peau des fesses alors, je m’étais concocté un petit programme d’endroits qui me semblaient juste jolis à voir.

 

J’ai commencé, le matin, par aller prendre la Gondola : il s’agit d’un funiculaire qui vous amène à un point de vue panoramique de la ville. En demandant mon chemin j’ai rencontré Edwina, une australienne en voyage avec ses parents et nous y sommes allées ensemble. Voici les photos de la vue d’en-haut.

Queenstown_PDV1

Queenstown_PDV2

 

C’est joli, n’est-ce pas ?

 

Bon, malheureusement, l’endroit est totalement aménagé pour les touristes : on peut y faire de la luge d’été, manger et je ne sais quoi d’autre encore… On pouvait peut-être marcher aux alentours mais je ne voyais pas bien où et, de toute façon, avec tout ce monde, ça ne me faisait pas trop envie : j’avais plutôt prévu d’aller faire un tour au jardin de Queenstown durant la journée dans le but de me balader. Je me suis donc contenter d’une boisson chaude, histoire de quand même rester un peu et savourer le plaisir d’être toute seule et d’avoir rencontré quelqu’un de sympa. Puis, je suis redescendue, direction le « Kiwi Birdlife Park » juste à côté.

 

Il s’agit  d’un parc où ils s’occupent des oiseaux blessés mais également de la préservation des espèces menacées. J’ai demandé à l’accueil s’il y aurait un guide pour faire le tour avec moi mais, étant donné que je n’avais pas prévenu de ma visite en amont, ils n’étaient pas en mesure de me répondre immédiatement et m’ont demandé de rappeler un peu plus tard. Honnêtement, je leur suis très reconnaissante car je les ai prévenu de ma présence totalement à l’arrache, je repartais de Queenstown le lendemain et ils ont tout fait pour que quelqu’un puisse se libérer juste pour moi dans l’après-midi, pour pas un centime en plus. Merci beaucoup, franchement !

 

En attendant qu’ils s’organisent, je suis donc allée au jardin de Queenstown pour m’y promener et prendre mon pique-nique. J’ai halluciné en entendant le bruit du lac tout près de moi : il était agité comme si ça avait été la mer, incroyable ! Le temps était assez venteux et le pique-nique sans que tout s’envole fut un challenge mais, assez bizarrement, il suffisait de grimper une toute petite colline pour que, en-haut, il n’y ait que le calme et un très agréable soleil… Voici une photo du lac en question, appelé Lake Wakatipu (ce n’est pas le lac de Queenstown à proprement parler car il est beaucoup plus grand que ça et couvre bien d’autres endroits alentours).

Lake_Wakatipu

 

Et puis, quand ce fut l’heure, je suis retournée au Kiwi Birdlife Park où m’attendait Shirley, une anglaise vivant en Nouvelle-Zélande depuis un an et demie qui m’a confiée être ravie de pouvoir quitter la réception pour venir se balader avec moi. Elle était géniale, elle m’expliquait tout ce qu’on voyait, a pris des photos et m’a aidée à les sélectionner… Top !

 

On a commencé par la « kiwi house », parce que c’était l’heure de nourrir les kiwis  et que les visiteurs peuvent y assister. Il s’agit d’une maison où il fait totalement noir, car les kiwis ne sortent que la nuit. Il y avait là deux « Brown Kiwis », une des espèces de kiwis (parce que oui, il y en a plusieurs) que l’on trouve particulièrement sur l’île du nord (pour la petite histoire, c’était le nom de ma première auberge à Auckland…) Parenthèse à part, lorsque je me suis étonnée auprès de Shirley qu’ils soient à Queenstown à l’autre bout du pays, elle m’a expliqué que dans ce parc, ils ne s’occupent pas uniquement d’oiseaux blessés mais ils mettent également en œuvre des programmes visant à ce que les oiseaux rares se reproduisent dans le but d’en augmenter le nombre et ainsi préserver l’espèce.

 

Evidemment, toute photo est interdite, le flash étant à proscrire (et de toute façon, nous n’étions pas dans la « kiwi house » même, nous regardions de l’extérieur).

 

Après ça, nous avons fait le tour du parc et Shirley m’a expliqué chaque espèce d’oiseaux et de canards que nous croisions : le « Blue Duck », espèce protégée qui a donné son nom à la ferme de l’île du nord où j’étais allée en février ; le canard le plus vieux du parc ; un faucon qui ne peut plus voler car il a une aile cassée ; un tui, dont je vous ai déjà parlé, qui sait imiter des tas de cris d’autres oiseaux et qui, comme l’a judicieusement rappelé mon amie Alix, a donné son nom à une bière néo-zélandaise bien rafraîchissante ; Etc.

 

Voici quatre photos : le fameux faucon malheureusement blessé, un tui, un nouveau pigeon néo-zélandais déjà vu à Kapiti Island « kereru » et une vue d’ensemble du parc.

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Oh et j’ai appris un truc rigolo : tous les oiseaux néo-zélandais sont nommés en fonction des sons qu’ils semblent produire (kiwi, weka, tui, kereru, kaka…)

 

Ensuite, Shirley m’a proposé d’assister au « show », qui se produit dans un espace délimité (une sorte de canopée je dirais) où certains oiseaux sont libérés un par un et où, tout en les écoutant et regardant voleter autour de nous, on nous explique quelques-unes de leurs caractéristiques. C’est à la fois fait de façon drôle et ludique, tout en se voulant être un moment de sensibilisation du public. On nous parle beaucoup des possums, que je n’ai pas encore évoqué ici mais qui sont considérés comme un véritable fléau et sont haïs en Nouvelle-Zélande. Ce sont des prédateurs qui ravagent la végétation, détruisent les œufs des kiwis et refilent la tuberculose au bétail… Ils ont été introduits par les colons au XIXe siècle, en provenance d’Australie, pour leur fourrure. Etrangement, ils sont inscrits au registre des espèces protégées en Australie mais sont perçus comme un véritable danger à éradiquer en Nouvelle-Zélande. Ce ne sont toutefois pas les seuls prédateurs dont on nous parle et, par exemple, le public est sensibilisé au fait que les oiseaux doivent également être protégés de nos chats ou même nos chiens.

 

D’un point de vue de ma curiosité, j’ai trouvé ce moment intéressant et puis, le fait qu’on nous présente différents oiseaux un par un m’a permis de les entendre individuellement. Toutefois, je ne peux m’empêcher d’être sceptique quand des animaux qui n’ont rien demandé doivent faire le show devant les yeux ébahis des touristes… Autant, voir des animaux dans leur environnement naturel, je trouve ça génial lorsque c’est possible ; autant, en faire une attraction visant à émerveiller les badauds, ça m’a toujours dérangé.

 

Néanmoins, j’ai perçu une éthique et un vrai sujet qui leur tient à cœur autour de la protection des oiseaux au sein de ce parc donc, je suis très contente d’y avoir été.

 

Après cette belle et riche journée, retour à mon hôtel où, eh bien, je me suis occupé de ma lessive et de répondre à certains de vos mails…

 

Le lendemain, jeudi 15 mars, j’ai retrouvé pour la première fois depuis deux semaines un groupe et un bus Stray, direction le Milford Sound, le plus célèbre fjord de la Nouvelle-Zélande. Notre premier arrêt fut à Te Anau où, outre un supermarché pour nos courses, il y a un lac assez connu.

Lake_Te_Anau

 

La route qui mène au Milford Sound est réputée pour être particulièrement belle, nous avons donc fait plusieurs arrêts et ma voisine de bus s’est chargé des photos pour vous. Voici le premier point de vue.

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Sur le trajet, se trouve ce que l’on appelle les « lacs miroirs », dont la surface reflète les montagnes. Nous n’avions pas la météo appropriée du coup je ne sais pas si vous verrez bien le phénomène mais voici deux photos.

Mirror_Lake_1

Mirror_Lake_2

 

Un peu plus loin, voici un autre point de vue depuis des chutes.

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C’est ici que nous avons vu pour la première fois un Kea : il s’agit d’un oiseau endémique de la Nouvelle-Zélande, une sorte de perroquet, réputé très intelligent et qui, apparemment, adore dévorer les joints en caoutchouc…

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Pour arriver au fjord, nous avons traversé un tunnel creusé exprès dans la roche durant des années car sans cela, les falaises abruptes rendaient la montagne infranchissable.

 

Le seul moyen de visiter cette région exceptionnelle est de prendre part à une croisière, qui remonte les eaux du fjord jusqu’à la mer de Tasman. Le fjord occupe en réalité une ancienne vallée glacière : la mer de Tasman a envahi la vallée lorsque le réchauffement climatique, encore lui, a fait fondre la glace.

 

La région des fjords est connue pour être l’une des plus humides de la planète (7M de pluie par an), autant dire que je m’étais préparée à me prendre des trombes d’eau sur la tête. Toutefois, il n’en fut rien et je me considère, une fois de plus, vraiment chanceuse. En effet, nous avons pris le bateau et nous avons pu passer l’ensemble du voyage sur le pont extérieur, ce qui était génial pour moi et m’a permis de sentir la nature : de l’intérieur du bateau, ça aurait été un peu frustrant. Je ne dirais pas qu’il ne pleuvait pas du tout, mais c’était une pluie fine tout à fait inoffensive.

 

Mes compagnons de voyage cette fois-ci furent Sunny, un anglais d’origine indienne avec qui j’ai passé le plus clair de ma journée (à Te Anau, pendant la croisière mais aussi le soir) ; ainsi que Gatri, finlandaise et Inge, néerlandaise, avec qui je passerai deux jours de plus et que vous retrouverez donc pour un petit bout dans le prochain article. Sunny a eu beau me répéter cent fois qu'il n'était pas doué pour décrire les paysages, il n'a cessé de le faire en y mettant beaucoup de coeur et il se débrouillait très bien.

 

Voici les photos du début de la croisière.

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Et une vidéo en prime pour le son !

 

 

 

Puis la suite de la croisière, où vous pourrez apercevoir sur l’une des photos… Encore des otaries que l’on a eu le plaisir de voir juste avant d’atteindre la mer de Tasman !

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La dernière photo que vous venez de voir représente les chutes de Stirling, dont on s’approche tellement près que l’on peut sentir l’eau qui dévale des falaises sur son visage, j’ai adoré la sensation. Voici une vidéo de ces chutes, très courte cette fois mais qui vous permettra de voir un peu le mouvement.

 

 

 

C’est grâce aux pluies abondantes de la région que se forment les nombreuses cascades que l’on y trouve.

 

On a vu des dauphins aussi, mais le bruit du bateau et des chutes fait que je ne les ai pas entendu et sur la seule vidéo que j’ai, on entend les commentaires audio et ce n’est pas très parlant. Il y a une prochaine étape où j’aurai peut-être la chance de voir des dauphins, croisons les doigts !

 

Bref, c’était un voyage très agréable : bonne ambiance, beau paysage, compagnie très sympathique, j’en garde un très bon souvenir.

 

Nous avions un peu de route après la croisière pour rejoindre l’auberge où nous passerions la nuit, à Gunn’s Camp. En chemin, nous nous sommes arrêtés pour une ultime balade vers une rivière dont l’eau se déverse dans un gouffre appelé « The Chasm », lequel a été sculpté par l’érosion.

The_Chasm

 

Notre auberge du soir était un lieu à l’ancienne, sans réception d’aucune sorte, où l’électricité provient d’un groupe électrogène qui se coupe à 22H… Pour le coup, il pleuvait averse donc il caillait un peu mais c’était cool ! Et puis, l’avantage pour une habituelle couche-tard comme moi, c’est que quand tu n’as plus d’électricité après 22H et pas de réseau, tu te retrouves vite désœuvrée et tu n’as pas beaucoup d’autres options que d’aller dormir tôt.. Mon besoin de sommeil m’a remercié.

 

Je coupe ici, sur ce jeudi 15 mars, car ça fait déjà beaucoup de photos et que je ne veux plus tarder à publier : Suite au prochain épisode. Au moment où je publie je m’apprête déjà à quitter Steward Island où j’ai pourtant passé six nuits, autant dire que l'écart entre le temps réel et le temps du récit s'est creusé… Mais j’essaie de ne pas me mettre la pression et je rattraperai du mieux que je pourrai : j’ai beaucoup traîné ces derniers jours et je n’ai pas réussi à m’activer davantage donc, acceptons les choses comme elles viennent ! J’ai adoré Steward Island, je vous raconterai donc ça avec plaisir.