Toutes mes excuses pour ne pas encore avoir répondu à vos différents commentaires et mails, je n’ai pas eu accès au wifi cette semaine. Je peux vous lire grâce à la 3G de mon téléphone mais vous répondre par ce même mode est vraiment pénible. Promis, je répondrai à tout même en retard mais, ayant le wifi aujourd’hui, je privilégie ce nouvel article.

 

Avant de poursuivre (ça va devenir une habitude de revenir à chaque fois sur le précédent post), voici deux photos prises au Waitangi Treaty Grounds dont je vous avais parlé la semaine dernière. Je n’avais pas mon téléphone avec moi donc j’ai dû les récupérer chez Sytse (ou Sam), mon camarade néerlandais, si vous avez suivi. La première montre un bateau maori dont je vous ai parlé à plusieurs reprises, j’avais déjà pu en admirer un au musée d’Auckland mais voilà pour vous. Il s’agit du plus grand bateau de cérémonie de guerre au monde, il mesure 35 mètres et a été construit pour commémorer les cent ans de la signature du traité de 1840. La seconde photo représente une sculpture, de celles qui décorent les « meeting houses » maories.

 

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Cette semaine a été marqué par un gros coup de fatigue durant 2-3 jours, alors ne vous étonnez pas trop si dans mon récit il y a beaucoup de « j’ai dormi » / « je me suis reposée » / « je n’ai rien fait »… Oui, oui, je suis en vacances, je sais. Vous avez le droit de vous moquer abondamment. Je ne me l’explique pas vraiment, à vrai dire. Peut-être un effet à retardement du décalage horaire, trois semaines après-coup vu que je n’en ai bizarrement ressenti aucun effet à mon arrivée ? Ou, plus vraisemblablement, je me rends compte « et je ne l’avais pas forcément mesuré » que devoir tout planifier toute seule, jour après jour, avec beaucoup de déplacements et de changements de lieux, me demande finalement pas mal d’énergie. En cela, le soutien logistique de Stray est le bienvenu malgré tout ce que je peux dire sur leur côté « voyage organisé », d’autant plus qu’on peut les quitter pour retrouver son indépendance puis revenir quand on veut. Notez que je ne me plains certainement pas, il ne manquerait plus que ça... Je suis ravie de ce voyage et je mesure chaque jour ma chance.

 

Après vous avoir écrit jeudi dernier, je suis donc reparti pour une nuit vers Auckland. J’ai fait le voyage assise entre le chauffeur kiwi du bus Stray et Michael, un voyageur anglais de 56 ans, que j’ai retrouvé le lendemain et les quelques jours suivants. Ceci a donné lieu à une longue discussion tout à fait intéressante, sur la double culture des néo-zélandais et la montée des populismes généralisée (notamment parce que le Brexit, pour un anglais ouvert sur le monde, ça reste un sujet plutôt émotionnel…)

 

Le soir, j’avais réservé directement à l’auberge où le bus repassait le lendemain, histoire de me faciliter la vie.

 

Le lendemain donc, vendredi 26 janvier, direction Hahei, petit village situé dans la baie de Mercury, à l’Est de la péninsule de Coromandel. Voici une photo prise sur la route juste avant d’arriver.

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Mes camarades de voyage privilégiés, cette fois, seront Sarah (irlandaise) et Natalie (allemande), principalement. Mais aussi Jack (anglais), Emma (anglaise), Marion (française) et un tas d’autres gens fort sympathiques.

 

Une fois arrivés à Hahei et avoir pris possession de nos chambres, il fallait qu’on se décide très, très vite quant à ce qu’on voulait faire l’après-midi. Le projet était d’aller à Cathedral Cove (ou « Te Whanganui A Hei » en maori), une réserve marine dont la plage est notamment connue pour avoir été le lieu de tournage du film « le monde de Narnia : le prince Caspian ». Deux excursions nous étaient proposées, en bateau ou en kayak : or, comme il était prévu que les vents soient trop forts le lendemain, c’était tout de suite ou jamais. On peut aussi y aller à pieds mais, étant donné que je ne savais pas si quelqu’un le ferait plus tard et que j’aime toujours autant ramer (au sens propre bien sûr), je n'ai pas laissé filer l'opportunité et j’ai opté pour le kayak avec grand plaisir.

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Le départ se fait depuis la plage de Hahei. Un encadrant canadien a partagé le kayak avec moi et, comme il voulait progresser en français et moi en anglais, nos discussions ont donné lieu à un échange de bons procédés. D’ailleurs, c’est une parenthèse mais, les canadiens, quand ils apprennent le français, parlent avec un mélange d’accent anglophone et d’accent québécois et c’est absolument irrésistible.

 

Quoi qu’il en soit, la balade fut bien agréable. J’aime la sensation de naviguer, de sentir l’eau et le grand air autour de moi. Bizarrement cependant, je me suis rendue compte que, même sur un kayak, j’arrive à avoir le mal de mer quand les eaux sont agitées donc en cela, le fait d’être à l’arrêt charriée par les vagues a été plus difficile pour moi que de ramer.

 

Mon co-équipier canadien s’est attaché à me décrire les paysages mais, honnêtement, je ne sais pas si j’arriverai à vous en rendre compte correctement. Nous étions entourés d’un tas de petites îles et de roches qui avaient l’air totalement sublimes. D’après ce que j’ai compris, le nom maori de l’endroit vient de Hei qui a proclamé la région autour de Mercury Bay comme foyer pour sa tribu et a nommé l’île où se trouve actuellement Hahei par le fait qu’elle aurait, selon lui, la forme d’un nez (ce qui, de l’avis de tous, même en regardant bien, n’est pas tant le cas…)

 

Oh et, comme j'en avais déjà vu plusieurs fois autour d'Auckland, j'ai revu ce que les néo-zélandais appellent "Christmas Tree", dont le vrai nom est Pohutukawa : il s'agit d'arbres qui ne fleurissent qu'à noël, donnant lieu à de jolies fleurs rouges (que je n'ai pas vues puisqu'on est plus à noël, CQFD...) Mais j'en parle ici car, malgré mes efforts, je suis incapable de retenir durablement le nom de cet arbre, comme si la succession de lettres refusait de s'imprimer dans mon cerveau : je fais donc le pari qu'en l'écrivant, ça va rentrer !

 

Une fois arrivés sur la plage de Cathedral Cove, notre guide de kayak nous a proposé chocolat chaud, thé ou café de toutes sortes : il avait emmené tout le matériel pour en préparer sur la plage, c’était plutôt la classe je trouve. Cathedral Cove tient son nom de l’arche naturelle en pierre qui relie les deux criques. Et en effet, on peut passer d’une crique à l’autre en marchant sous cette arche. A mon niveau, je me suis tout de suite rendue compte de la différence d’acoustique et, à un moment, je me suis retrouvée plaquée contre la pierre par une grosse vague et trempée jusqu’au cou : c’est qu’il est plus difficile de s’éloigner quand on est dans un tunnel !)

 

A ce stade, une vidéo me semblait plus parlante que trop de photos et puis, je me suis dit que comme ça, les quelques aveugles qui me lisent (et moi-même) pourrions profiter du son. Malheureusement, je me suis donné du mal mais je n’ai pas trouvé comment vous la faire partager, promis je ne lâche pas l’affaire : je me repencherai sur la question et je vous la poste dans un article à part dès que possible.

 

C’était donc une très belle sortie. Le soir, tout comme le premier soir à Paihia, un barbecue nous était proposé. J’étais plutôt décidé à ne pas y aller cette fois mais en fait, c’était un peu différent car c’était préparé par notre chauffeur, qui restait avec nous (genre colonie de vacances) et qui nous a assuré, main sur le cœur, que ses barbecues étaient meilleurs… Et en effet, ce fut bien meilleur ! Bon, la viande était toujours trop cuite mais connaissent-ils seulement le concept de viande saignante dans ce pays ? J’aurais tendance à dire que la réponse à cette question existentielle est « non » mais si je trouve une autre réponse un jour, je rectifierai sans faute.

 

Après le repas, en mode totalement romantique mais à quinze, nous sommes allés à la plage de Hahei, à deux minutes de marche, pour un bain de minuit (ou plutôt de 22H30). L’eau était excellente, c’était top et j’aurais pu y rester des heures.

 

Le lendemain, samedi 27 janvier, direction Hot Water Beach. Il s’agit d’une plage à proximité de Hahei où il suffit de creuser un trou dans le sable pour que celui-ci se remplisse immédiatement d’eau chaude. Bon, je suis totalement nulle en géologie donc je ne vais pas être la mieux placée pour vous expliquer le phénomène… Mais je crois qu’il s’agit de sources thermales d’origine volcanique, qui s’écoulent non loin de là et remontent à la surface, permettant ces bains d’eau chaude. A certains endroits, l’eau est bien chaude et il est plutôt agréable de s’assoir dedans mais à d’autres endroits, elle est carrément bouillante et peut monter jusqu’à 70°. Passer de l’eau fraîche mais agréable de l’océan à ces piscines d’eau chaude dans le sable est une expérience à faire, vraiment ! Cependant, j’ai lu qu’il ne suffisait pas de creuser mais qu’il fallait trouver la source, au bon endroit et au bon moment… Sauf qu’apparemment, notre chauffeur-guide savait, lui puisqu’on n’a pas galéré du tout.

 

Après ça, ce fut le début de mon coup de fatigue et l’après-midi, j’ai fait une longue sieste avant de retourner lézarder sur la plage de Hahei avec Natalie. Le soir, nous avons fait un petit tour au pub de Hahei pour une bière, il y avait là un musicien qui jouait en live de la musique rock et folk comme je l’aime donc j’étais ravie. J’ai demandé à Sarah de prendre pour vous une photo de Hahei le soir, elle voulait absolument que je vous en poste une où je suis dessus (parce que je m'étais faite un peu belle pour l'occasion) mais personnellement, je trouve que je raconte déjà bien assez ma vie ici, qu’on me voit assez souvent et qu’en plus vous connaissez tous ma tête… Donc, ce sera juste la vue, cette fois !

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Le lendemain dimanche 28 janvier, avec Sarah et Natalie, réveil à 6H pour aller admirer le lever du soleil sur la plage de Hahei avant notre départ matinal. Comme je trouve ça hyper poétique les levers de soleil, vous avez droit à trois photos, prises par Sarah, chacune à une étape différente :

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N’est-ce pas magnifique ?

 

Ensuite, retour dans le bus, direction Raglan. Il s’agit d’un petit village également, sur la Côte Ouest cette fois, dans la région de Waikato (et que veut dire « wai » ? Suivez un peu, que diable !) En chemin, nous avions l’opportunité de nous arrêter à Hamilton. Je me suis posée la question mais après quelques recherches, je dois bien admettre que ça ne m’a pas fait envie : Hamilton est une grande ville, or j’avais envie de me poser quelques jours en solitaire dans un endroit calme et convivial. Du coup, Raglan arrivait à point nommé dans mon parcours.

 

Sur la route, nous nous sommes arrêtés à une petite cascade, appelée Bride’s Veil (littéralement « le voile de la mariée » parce qu’il paraît que ça y ressemble). Une très jolie cascade, je pense, mais nous n’avions qu’une demi-heure d’arrêt donc pas le temps de monter jusqu’au sommet… C’est dans ces moments là que les tours organisés m’agacent profondément.

 

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Une fois à Raglan, nous avions à nouveau plusieurs activités à notre portée mais, pour le coup, j’étais épuisée et j’en avais assez des horaires imposés par notre chauffeur, tout à fait adorable et très aidant à chaque instant (je n’ai rien à dire à ce sujet) mais un peu trop speed parce que c’est ça quand on a un groupe à gérer… Le trajet en bus avec ses chemins tournants m’avait rendu à moitié malade et puis, devoir être à telle heure à telle endroit et devoir revenir au bout de tant de temps… Donc, une fois n’est pas coutume, je n’ai absolument rien fait de mon après-midi si ce n’est dormir et me mettre un peu à l’écart. De toute façon, j’avais bien l’intention de rester à Raglan pour me poser un peu, j’avais par conséquent tout mon temps pour les activités.

 

Le soir, je suis revenue à la civilisation pour aller manger avec certains un excellent fish and chips en regardant le coucher du soleil… Voilà, quelques paragraphes plus haut vous avez eu droit au lever de soleil à Hahei, vous avez maintenant le droit de le regarder se coucher à Raglan. En plus les clichés ont été principalement pris par Michael, qui est un vrai amoureux de la photo (même si je ne lui ai donné que mon modeste téléphone portable avec lequel il a fait ce qu'il a pu).

 

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Ce soir-là, j’ai découvert que j’aime les fish and chips, probablement quand ils sont achetés au bord de la mer… J’en avais mangé qu’une seule fois, à Manchester, soit assez loin de la mer et j’avais trouvé ça vraiment très moyen, tout en ayant conscience que je n’en avais probablement jamais goûté de bons. C’est chose faite, à présent !

 

Lundi matin 29 janvier, j’ai retrouvé mon indépendance et je suis allée m’établir pour trois nuits dans une autre auberge, à côté du centre de Raglan. Les auberges de Stray, que ce soit à Hahei ou à Raglan, étaient agréables et situées dans des endroits vraiment magnifiques en pleine nature, mais c’était à chaque fois des lieux immenses dans lesquels je n’arrivais à acquérir aucune autonomie en si peu de temps. Et puis, celle de Raglan était hors de la ville, or j'avais envie d'un endroit où je puisse facilement aller me balader seule. Ma nouvelle petite auberge était un lieu vraiment charmant, organisé tout autour d’un grand jardin intérieurs avec beaucoup de plantes et de fleurs, des bancs et des fauteuils, des hamacs… Même un sauna et un Jacuzzi, bien que je ne les ai pas testés : l’occasion ne s’est pas présentée et puis bon, si j’étais arrivée en plein hiver je ne dis pas mais là il faisait bien assez chaud…

 

Pour le troisième jour consécutif (et promis le dernier), j’ai été incapable de bouger pour une bonne partie de la journée. En fin d’après-midi cependant, j’ai demandé comment aller facilement à la plage et ça tombe bien, il y en avait une à cent mètres. En effet, depuis Hahei, je rêvais de pouvoir marcher le long de l’eau aussi longtemps que je le voulais, seule et sans aucun groupe qui m’attende… Comme quoi j’ai des rêves simples, parfois ! C’est donc ce que j’ai fait. La plage était très fréquentée car, pour une raison que je n’ai pas réussi à connaître, c’était un jour férié pour les kiwis.

 

Comme souhaité j’ai marché, marché et marché encore… A un moment, il y avait un peu moins de monde autour de moi, la masse des gens étaient plus clairsemée et là, j’ai entendu et senti quelque chose passer devant moi, à de très nombreuses reprises, à un mètre environ (bien que je ne sache absolument pas estimer les distances). Je me suis demandé ce que c’était parce que c’était à hauteur d’eau et c'était assez rapide, clairement pas des humains… Et là, illumination : et si c’était des poissons ? Si proches de nous et dans une eau si peu profonde ? Moquez-vous mais je ne sais absolument pas si c’est possible… Personne n’avait l’air le moins du monde surpris mais moi, je n’ai pas pu m’empêcher d’être un peu effrayée : pas parce que je pensais craindre quoi que ce soit mais parce que je me disais que, si ça me frôlait la jambe j’allais hurler bêtement… Pourtant, ils semblaient tourner pour m'éviter à chaque fois !

 

J’ai fait plusieurs allers/retours mais je n’ai pas vraiment trouvé quelqu’un à qui poser ma question stupide. Je me suis dit que je reviendrai peut-être sur cette plage pour en avoir le cœur net, ce que je n’ai finalement pas fait donc, les amis, je me contenterai de ce mystère en me disant que l’imagination, c’est bien aussi.

 

Après ma promenade le long de l’eau, je me suis installée un long moment tranquillement sur le sable, avant que la faim ne me ramène à l’auberge. Le soir, j’ai passé une très bonne soirée, dans le jardin, avec deux suissesses germanophones, deux israéliens et un autre français.

 

Le lendemain, mardi 29 janvier, j’ai testé le surf ! Si, si. Raglan est particulièrement réputée pour ça, c'était donc l'occasion rêvée d'essayer. Je me suis payé un cours particulier et Jane, mon instructrice du jour, est venue me chercher à mon auberge. Après un peu de théorie où elle m’a fait pratiquer les positions à adopter sur la terre ferme, direction l’océan. Eh bien, les enfants, je suis au regret d’admettre que bon, les J.O., ce n’est certainement pas pour demain… Tant que Jane me tenait, tout allait pour le mieux dans  le meilleur des mondes. Mais dès que j’ai dû le faire par moi-même… J’ai réussi la première vague, contre toute attente. La chance du débutant, dirons-nous car ensuite, l’océan s’est chargé de me rappeler que non, je n’avais aucune prédisposition pour le surf… Je me suis cassé la figure absolument à chaque fois, sauf vers la fin où j’en ai à peu près (et je dis bien « à peu près ») réussi une ou deux. J’aurais voulu réussir la dernière, pour la forme, malheureusement je l’ai complètement foirée… Bon, Jane m’a dit que j’étais une bonne élève mais je suppose qu’elle doit dire ça à tout le monde, elle était tellement encourageante ! Elle m’a dit, je cite « contrairement à d’autres tu écoutes les consignes… » Oui et bien, expliquez-moi ce que j’aurai pu faire toute seule sans consigne, exactement ? Bref, superbe expérience bien que j’aurais aimé être plus douée !

 

Bon, j’aurais voulu vous poster une photo sans ma pomme mais c’était difficile de montrer que c’était une plage de surfeurs : la plage s’appelle d’ailleurs « Ngarunui Beach », qui signifie « plage des grosses vagues ».

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C'était à la fin du cours, j'avais déjà ôté ma combinaison.

 

Au moment où elle m’a ramené, Jane m’a fait part de son besoin d’un café et nous avons discuté de notre dépendance commune à ce produit, ce qui fut indéniablement une bonne idée et a permis qu’elle me fasse découvrir un lieu à deux pas de mon auberge, où ils font de l’excellent café torréfié ! En effet, je découvre que, si le café néo-zélandais que l’on commande au bord des routes est souvent autant sans saveur que celui des américains, les kiwis ont toutefois une culture du bon café et, en cherchant bien, ça se trouve. Jane a donc totalement vendu cet endroit à la voyageuse en manque de caféine que je suis, qui passe d’auberges sans café à d’autres auberges avec seulement du café instantané dégueulasse…

 

L’après-midi, une jeune femme venait à l’auberge pour nous proposer un cours de yoga et je dois dire que, après le surf, ça a été une combinaison absolument parfaite pour cette journée. Bon, je n’ai pas toujours compris quelles étaient les positions bizarres que j’étais censée prendre… DU coup, Noémie, une française très sympa, tentait de me dire ce qu’elle voyait pour expliciter les consignes en anglais et ça a donné lieu à quelques bons fous rires pour l’ensemble du groupe.

 

Quant à ma soirée, je l’ai passé avec Ella (je ne lui ai pas demandé comment ça s'écrit donc je prends le parti de l'orthographier comme dans la chanson de France Gall), une anglaise avec qui nous avons longuement papoté puis fait une petite promenade dans Raglan by night. Comme la lune se reflétait sur l’océan et que ça avait l’air charmant, j’ai tenté une photo mais je ne sais pas si vous verrez grand-chose.

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Aujourd’hui mercredi 31 janvier, mon objectif principal était de me rendre à la bibliothèque de Raglan, à côté de l’auberge, car il y a le wifi : ce qui n’est pas le cas à l’auberge, qui revendique d’être, je cite, « un lieu sociable et pas un lieu où on a le nez dans son écran »… Je m’étais dit que ce serait bien que j’arrive pour 10H, sauf que j’’ai quitté mon auberge seulement à 10H et que je tenais absolument à passer reprendre un bon café à savourer au soleil. Là, tandis que je m’occupais de certaines réservations pour les jours à venir, un habitant de Raglan qui m’avait entendu discuter avec le tenancier du café est venu s’assoir en face de moi et a entamé la conversation, pour me conseiller des endroits où acheter des petites machines à café pas chères, solides et faciles à transporter... Comme c’est un village où absolument tout le monde semble se connaître, se faisant, d’autres gens sont arrivés, puis repartis avant que d’autres n’arrivent… C’était tellement agréable que j’ai été incapable de m’extraire de cette terrasse et moralité, je suis arrivée à la bibliothèque à midi. Ensuite, j’ai longuement cherché pour la vidéo (sans résultat), mon ordinateur m’a fait des misères, je suis allée remanger un fish and chips à côté parce qu’autant profiter d’être encore près de la mer… Du coup, là, tout de suite, je dois m’activer avant que la bibliothèque ne ferme à 20 heures donc, sincèrement, pardon pour le côté un peu plus brouillon de ce post que je n’ai pas le temps de peaufiner comme je l’aimerais.

 

Néanmoins, je n'ai pas résisté et je suis repartie en souvenir de cette matinée avec un paquet de café de Raglan, ne me reste plus qu'à trouver de quoi le préparer.

 

Demain matin à l’aurore, direction Rotorua !