Avant toute chose, un grand merci à tous pour vos retours, par mails, messages ou commentaires. J’ignore si vous recevez des notifications pour les commentaires alors pour information, sachez que je réponds à tout le monde, même brièvement.

 

Et voilà, je termine ma première semaine en Nouvelle-Zélande. Je ne vous ferais pas l’affront de m’exclamer « déjà ! » avec un air de surprise affectée, j’aurais l’impression d’abuser… Au risque de paraître un peu linéaire comme fille, j’ai choisi de vous raconter les choses jour par jour : si ce blog me permet de vous donner des nouvelles et de partager avec vous, ce que je fais avec un réel plaisir, il fait également office de journal de voyage pour moi. J’espère donc que ce mode de récit ne vous semblera pas trop ennuyeux.

 

Lundi, donc, je vous avais laissé avec la ferme intention de partir à l’assaut de l’office du tourisme, ce que j’ai fait. Après avoir tant bien que mal tenté de comprendre les indications de Michelle, employée de l’auberge au fort accent kiwi, je suis partie à la recherche de l’arrêt de bus le plus proche. A cette occasion, j’ai pu constater l’extrême gentillesse des néo-zélandais, lesquels ne se contentent pas seulement de vous balancer quelques vagues indications lorsqu’ils vous voient perdu, mais vous accompagnent du point où vous êtes au point où vous souhaitez aller, quand bien même ça doit leur prendre un bon quart d’heure. Cela m’a fait forte impression le premier jour et ça ne s’est jamais démenti : je suis repartie quelques fois seule dans les rues d’Auckland, je me suis reperdue un certain nombre de fois aussi et, jamais ô grand jamais, j’ai craint de ne pas y arriver. Non, je n’en reviens toujours pas. Ce pays n’a pas volé sa réputation d’accueil, je vous le dis !

 

J’ai croisé des gens extras tout au long de la semaine : une aucklandaise qui a été à Cannes pour le festival, une mamie qui a voyagé dans toute l’Europe en auto-stop lorsqu’elle était jeune dans les années 60, un kiwi qui a bossé deux ans à Strasbourg, un irlandais qui a passé une bonne vingtaine de minutes avec moi jusqu’à ce que je trouve à retirer de l’argent, une dame de l’office du tourisme qui a fermé son bureau pour m’accompagner, j’en passe…

 

J’ai donc fini par trouver l’office du tourisme en ce fameux début de semaine, bien que ça n’ait pas été le bureau indiqué par Michelle mais peu importe, ce ne sont que des antennes différentes. L’accueil fut excellent (ceci va bientôt devenir une évidence) et la journée s’est terminée tranquillement, dans le jardin de l’auberge, autour de la même table qu’une voyageuse allemande avec laquelle j’ai longuement papotée et qui s’étonnait de me voir cuisiner des patates douces (elle n’en avait jamais vues).

 

Le mardi 9 janvier, j’avais prévu d’aller au musée d’Auckland. Mais, à la table du petit déjeuner, une voyageuse française m’a proposée de venir avec elle et un autre français au Mont Eden. Je dois bien admettre que je n'avais pas forcément envie de passer l'après-midi entre français mais j’ai néanmoins saisi l’opportunité car il s’agissait d’une balade que j’avais envie de faire et, s’agissant d’un chemin précis à suivre, je doutais de pouvoir la faire seule. Et puis, comme il serait malvenu d’être rabat-joie, j’ai passé un agréable après-midi qui s'est clôturé par une glace au Ben & Jerry's du coin... Le Mont Eden consiste en une petite marche facile au milieu des arbres, il se situe à Auckland et offre un joli point de vue sur la vile :

Mont_Eden_1_re_vue

Mont_Eden_PDV

 

Le soir, j’ai retrouvé mon amie W, nous sommes allées faire un petit tour à Western Park avant de manger un bout ensemble et de finir la soirée autour d’une bière néo-zélandaise.

 

Mercredi 10 janvier, à moi le musée d’Auckland en solitaire ! Sauf que j’ai traîné le matin, puis traîné et traîné encore, que j’ai attendu un moment au mauvais arrêt de bus… L’un dans l’autre, j’ai fini par arriver très tardivement au musée et bien entendu je n’avais pas vérifié les horaires… Il ne me restait donc qu’une heure. Qu’à cela ne tienne, j’ai demandé malgré tout ce que je pouvais faire et là, stupeur et excellente surprise, ils m’ont attribué un guide pour moi toute seule qui s’est attaché à me faire toucher tout ce qu’il a pu en un temps si court : reproductions de maisons maoris traditionnelles, bateaux maoris gigantesques et impressionnants taillés dans un seul tronc d’arbre, roches formées par les différentes éruptions volcaniques à travers l’histoire… Oui, je suis une VIP. Sauf qu’au bout d’une heure, j’étais juste frustrée de ne pas en avoir vu davantage et Julian, mon guide privé, me dit que je n’ai qu’à revenir un autre jour (ce que je ferai).

 

Au retour, un néo-zélandais d’origine chinoise à qui je demandais ma route pour retrouver l’arrêt de bus, après avoir échangé trois mots avec un autre chinois qui vendait des glaces, me propose de m’économiser le bus et de me ramener en voiture là où je dois aller. Et, là, j’imagine mes proches en train de s’arracher les cheveux : « on t’avait dit d’être prudente ! » / « Tu n’as donc jamais appris qu’on ne monte pas dans la voiture d’un inconnu ? » Si, j’ai appris les consignes de sécurité de base et je ne suis vraiment pas du genre à ne pas me protéger lorsque je me sens en danger, mais comment expliquer que c’était tellement évident qu’il était amical ?

 

Le soir, retrouvailles à nouveau avec W. Nous nous sommes fait exploser l’estomac devant un barbecue coréen. Les barbecues sont une institution chez les kiwis donc j’avais une immense envie d’en faire un, et puis il y a une forte immigration asiatique en Nouvelle-Zélande (chinois, japonais, coréens…) Avec tout ça, j’avais l’impression de faire un truc un peu typique : aucune idée si c’est véritablement le cas ou non (d'autant plus que je sais qu'on en trouve aussi à Paris) mais quoi qu’il en soit, il y avait du monde et c’était délicieux. Le barbecue coréen consiste à choisir sa viande et à la faire cuire soi-même sur une grille installée sur chaque table.

 

Du coup, ensuite, la promenade digestive était de mise : on a fait un petit tour du Centre-Ville, on a longé les quais où j’ai écouté passer les bateaux avec ravissement, on est retombé en enfance dans l’aire de jeux de Victoria Park… Voici une photo de la Sky Tower, principal bâtiment d’Auckland au cœur du quartier des affaires :

 

sky_tower_endroit

Jeudi 11 janvier, on a profité de la voiture de W pour se rendre toutes les deux à Piha Beach, à 45min à l’ouest d’Auckland. Y a pas à dire, l’océan Pacifique, ça me fait quelque chose à chaque fois… L’eau était froide mais ça ne nous a pas empêché de nous y baigner (de toute façon, volontaire ou non, les hautes vagues vous engloutissent sans vous demander votre avis). C’est une plage magnifique, dont voici deux photos : l’une de la plage même et l’autre depuis un point de vue en-haut de la route.

Piha_beach

Piha_beach_PDV_endroit

 

Le soir, je me suis incrustée dans un groupe d’anglophones de l’auberge (un américain originaire de Caroline du Nord, une Canadienne et une finlandaise) pour aller boire un verre non loin dans notre quartier. Bon, le bar fermait à 23H30 mais c’était sympa quand même.

 

Le jour suivant, au réveil, le voyageur français qui travaille à l'auberge m’a gentiment proposé d’aller manger des œufs Benedict alors, vous me connaissez, si on parle à ma gourmandise… Et puis, il paraît que c’est trop bon : et je confirme, ça l’est ! Des œufs pochés, du bacon, des pommes de terre, des muffins anglais grillés, une sauce à je-ne-sais-quoi (hollandaise apparemment…) J’en ai ramené la moitié à l’auberge tellement c’était énorme et ça m’a fait mon petit déjeuner du lendemain matin aussi. Donc, c’était un délice mais… C’était uniquement avec des français, encore. De même que trois jours auparavant, j’ai saisi l’opportunité parce que ça me faisait envie, mais je dois bien admettre que j’avais besoin d'autre chose (sans aucune critique sur leur personne, ce n’est pas du tout la question…) Alors, après ça, je suis allée m’enterrer devant mon ordinateur pour planifier la suite de mon voyage : qui a dit « il était peut-être temps, quand même ? » Certes…

 

A ce stade, si vous avez suivi, nous sommes le vendredi 12 janvier. J’ai définitivement choisi de voyager avec la compagnie Stray Travel : il s’agit d’un système de bus appelé « hop-on hop-off », c’est-à-dire que vous achetez un billet pour un itinéraire de voyage mais ensuite, dans cet itinéraire, vous décidez de ce que vous voulez faire et de combien de temps vous restez à chaque étape… Idéal pour moi car ça combine un soutien logistique indéniable avec un chauffeur-guide néo-zélandais, tout en permettant une grande liberté de choix et de mouvement.

 

Pendant que j’avais la tête dans mon écran d’ordinateur, mon nouvel ami de Caroline du Nord, Derek, est venu me proposer d’aller à la plage et nous voilà partis tous les deux pour Sentinnel Beach, une toute petite plage à 10min de notre auberge : beaucoup d’algues et de monde, une eau plus chaude et plus calme que la veille mais un endroit mignon qui dégage quelque chose de chouette :

Sentinnel_beach

 

Le soir, repas à l’auberge avec les mêmes compagnons que la veille au soir et c’est là que, à Auckland, la fille canadienne me propose un verre de Languedoc… Oui, j’ai trouvé ça drôle et bien entendu, j’ai accepté.

 

Nous sommes à présent samedi, où j’ai d’abord passé une bonne partie de ma journée au Centre-Ville, pour réserver mon billet Stray Travel et d’autres sorties proches d’Auckland dont je vous parlerai dans mon prochain post.

 

Et ensuite… Je suis retournée au musée d’Auckland ! Là, de même que mercredi, ils ont estimé que m’intégrer à un groupe pour une visite guidée, c’était tout pourri et que je valais bien un guide rien que pour moi… Ca non plus, je n’en reviens toujours pas (et je jure que je n’ai rien demandé !)

 

Me voilà donc partie avec Evelyne (je ne sais pas si ça s’écrit comme ça, pardon pour elle), guide super enthousiaste avec qui j’ai passé près de 3H. Elle m’a fait toucher toutes les sculptures maories (absolument sublimes) en m’expliquant les différents symboles ; m’a emmené à l’étage « histoire naturelle » où, outre l’histoire des éruptions volcaniques que j’avais déjà faite avec Julian, nous avons fait un long arrêt pour voir un vrai fossile, admirer de magnifiques coquillages, toucher un œuf de dinosaure, apprendre à différencier un crocodile d’un alligator… D’ailleurs, à cette étape, Evelyne a eu l’air d’en apprendre autant que moi et c’était un moment de partage absolument génial.

 

Enfin, nous avons terminé par les guerres : celles entre les maoris et les colons britanniques ainsi que les deux guerres mondiales. Evelyne a mis tout son cœur pour faire la meilleure photo possible de moi avec l’habit des soldats de la première guerre mondiale ! Nous avons admiré un mémorial maori sublime ainsi qu’un mémorial kiwi de la seconde guerre mondiale très touchant… Là encore, ce n’est pas évident à résumer en quelques lignes mais j’ai passé un moment extraordinaire.

 

Ce soir, je ne profite pas du wifi de l’auberge pour vous écrire, je n’avais pas envie de rentrer et j’avais besoin d’un peu de solitude… Je suis donc dans un café non loin de là où je loge et je bataille pour comprendre comment vous mettre des photos !

 

Allez, deux petites infos pour finir : saviez-vous qu’en Maori, Nouvelle-Zélande se dit Aotearoa (vous ne trouvez pas ça ultra poétique ?) Et saviez-vous que la Nouvelle-Zélande a été le premier pays à instituer le droit de vote des femmes en 1893 ?

 

Je quitterai Auckland vendredi prochain, le 19 janvier. Je voulais partir plus tôt mais il n’y avait plus de place avant avec Stray Travel : oui, oui, je sais, si je m’y étais prise plus tôt… Aucun problème, ce n’est pas comme si les idées d’activités manquaient et puis, comme ça, je retournerai peut-être une troisième fois dans ce magnifique musée puisque je n’ai pas encore pu profiter de leur jardin tropical !

 

PS : je veux bien que vous me disiez comment ça ressort pour les photos (ça m'a pris des heures jusqu'à ce que j'y arrive donc si ça rend mal...)